Le vrai hôpital

Avis sur Hippocrate

Avatar Michael Oudin
Critique publiée par le

Série française en 2 saisons de 8 épisodes sur la réalité de nos hôpitaux.
Suite à un décès inexpliqué dû à un virus inconnu, les médecins du service de médecine interne de l’hôpital de Garches sont placés en quarantaine.
Devant l’urgence et l’absence de remplaçants, 3 internes manquant d’expérience et un médecin légiste sont chargés de les remplacer au pied levé.

Ici ce n’est pas la série Urgence avec un hôpital luisant, des beaux médecins, des blocs opératoires rutilants et des moyens.
Ce n’est pas non plus docteur House, l’homme qui découvre toutes les complications insoupçonnées des maladies mieux que les autres.

Ici c’est la vraie vie de nos hôpitaux français en manque d’effectif où la gestion financière a remplacé depuis longtemps l’humain.
Dans cet environnement déshumanisé, l’ensemble du personnel soignant se démène comme il peut avec les moyens du bord.
La recherche de places pour les malades est une constante devant la réduction des lits, ce qui engendre une guéguerre entre les services,
Pendant ce temps, les soignants courent, accumulent les heures, souffrent et tentent d’exercer leurs métiers au mieux.
La direction et l’ARS au lieu d’être en support représentent une source de contraintes administratives.

Les histoires sont réalistes et touchantes. Ainsi la recherche frénétique du dentier d’une personne âgée dans les poubelles.
Le scénario alterne adroitement les séquences médicales et la vie personnelle des internes.
L’ajout d’humour permet de dédramatiser les moments plus difficiles à supporter devant la souffrance.
Les scènes en réanimation sont prenantes.
Les actrices et les acteurs s'imprègnent dans leurs rôles à tel point que le spectateur finit par croire leur réel appartenance au corps médical.
Coup de cœur pour Arben Bascha médecin Albanais interprété par Karim Leklou.

La saison 2 se déroule aux urgences.
Et là le constat est encore pire avec des soignants débordés par l’afflux de malades. Un vrai foutoir que l’administration appelle en politiquement correct le mode dégradé.

Une représentation convaincante de l’état de nos hôpitaux
et
Un bel hommage à nos soignants.

A voir.

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