Le voyage épique d'un français et ses potes

Avis sur JoJo's Bizarre Adventure: Stardust Crusaders :...

Avatar fabian_
Critique publiée par le

Avec cet arc, Jojo vient de me mettre des grosses baffes. ORA ORA ORA ORA ORAAA !!!!! (vous comprendrez en regardant). J'ai été totalement happé, j'ai stressé, j'ai versé des larmes, et quand l'ending du dernier épisode était terminé, j'ai ressenti un vif pincement au cœur. Merde.
Alors pourquoi je ne mets pas 10 bon sang ? Eh bien car malgré la qualité démentielle de l'oeuvre, elle possède des défauts qui m'ont relativement gêné.

Stardust Crusaders est un road-trip : c'est un voyage en passant par de nombreuses étapes semées d'embûches, jusqu'à l'arrivée où se situe le dénouement. Cette trame narrative, (trop) simple, est donc un empilement d'embûches, entrecoupé de nos héros qui découvrent les régions qu'ils traversent. Si on ressent la touche locale, j'ai régulièrement l'impression que l'on nous montre de hauts lieux touristiques pour nous signaler "regardez nous sommes ici" sans que ce soit réellement pris en compte en dehors. Autre problème à signaler : les villes ont tendance à être relativement vides. C'est-à-dire que dans une grande ville, il peut arriver que nos héros se retrouvent seuls dans une rue, sans passants, ce qui donne un côté étrange à la scène.

Les personnages sont ce qui rend cet arc somptueux : les héros ont tous une personnalité particulière, ce qui les rend très agréables à suivre au cours de leurs péripéties. Les ennemis, eux aussi, ont des caractères bien trempés, et c'est génial. Bref, c'est vachement bien.
Pourtant, c'est aussi ici que le bât blesse un peu. Jotaro, le Jojo de cet arc, est un mec très taciturne : il est très fort, mais parle peu, et est relativement inexpressif. Malgré ses deux mètres de haut, il a donc tendance à passer un peu à l'arrière-plan. En face, on a un autre héros, Polnareff, honorable, blagueur et rigolo, qui vole facilement du temps d'antenne à ses comparses, nous émeut et nous fait rire. Je caricature presque pour résumer, mais les autres personnages sont un peu entre ces deux extrêmes.
Le souci également, c'est que contrairement au héros, Polnareff évolue au cours de son voyage. On le sent particulièrement à la fin. De son côté, Jotaro a gagné, il est content.
Autre problème, pour moi grave : l’antagoniste ultime, Dio, est très peu développé. On le voit de temps à temps mais il n'agit pas vraiment. Il est comme un boss de jeu vidéo qui attend dans sa salle en envoyant ses sbires contre les héros. Alors une fois atteint, le combat final est titanesque, absolument dantesque et génial. Mais... Même si développé dans l'arc 1, j'ai trouvé Dio totalement sous-utilisé dans cet arc et je trouve cela très dommage. Je dois avouer que d'autres personnages, même apparus moins longtemps, m'ont fait aussi forte impression que lui.

Enfin, parlons des combats. Les personnages utilisent des Stands, des matérialisations de l'âme grosso modo avec des pouvoirs. Autant c'est très intéressant et novateur, autant ça ne m'a pas pleinement convaincu. Pourquoi ces types sont bodybuildés alors qu'ils gardent leurs mains dans les poches pendant que leurs esprits font le taf ? Mais je suis mauvaise langue, car les combats de Jojo sont toujours, voire davantage magnifiques que dans les volets précédents. Chaque ennemi sur la route frappe au moment précis où l'environnement est en sa faveur, de sorte à déployer toute sa force, les héros gagnent souvent in extremis en devant utiliser toute leur intelligence. C'est juste FORMIDABLE.

L'animation est excellente, largement supérieure aux deux premiers arcs. Et ces choix graphiques au niveau des couleurs donnent toujours une patte irréprochable à l'oeuvre.

En gros, Stardust Crusaders c'est un voyage extraordinaire où il arrive pourquoi des merdes mais qui ne vaut pas seulement le détour, elle est si grandiose qu'il FAUT la regarder.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 668 fois
3 apprécient

Autres actions de fabian_ JoJo's Bizarre Adventure: Stardust Crusaders : Battle In Egypt