Durendal, chroniques laxatives.

Avis sur Le Cinéma de Durendal

Avatar Petitbarbu
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Cette critique concerne uniquement les VLOG que j'ai pu voir (bien trop). Pour un avis sur d'autres chroniques de Durendal, PREJVAT notamment, voir d'autres critiques. Je vous recommande celle de Fatpooper.

Durendal, en dehors d'une critique formelle qui n'aurait pas sa place ici puisqu'il nous assène de manière dogmatique ses avis avec un aplomb des plus confondants face caméra via un format quelconque, est fort probablement un type dangereux.

Ptètre un illuminati d'une certaine sorte, voir un adepte hérétique du christ cosmique, va savoir.

Durendal, disais-je, a probablement un savoir cinématographique. Il va nous asséner des grands mots comme cinémascope à rotative inversée en dobly surround, des trucs qui claquent. Moi ça m'impressionne, j'y connais rien, j'me dis que ça doit appâter le chaland. Mettons que ça donne du poids à son sabir indigeste.
Parce qu'au delà d'une certaine maîtrise formelle, d'une prétendue légitimité tirée d'études de cinéma, au delà de la mystique soulevée par les explications lapidaires sur certains effets techniques ou de mise en scène, Durendal nous abreuve d'une logorrhée verbale aussi déconcertante que putassière.
Putassière car la démarche consiste à se placer quasi-systématiquement à l'encontre du sens commun, souvent en dépit du bon sens afin d'engranger le "clic" pour faire le "buzz" sur des vidéos aussi mal préparées que consternantes, déconcertantes parce qu'entre les multiples contradictions qui parsèment les propos de ses vidéos on a du mal à distinguer un argumentaire autre que "non, mais j'ai pas aimé parce que j'ai pas aimé".

Soit, mais encore ? Finalement, un avis de Durendal vaut-il mieux que celui de votre oncle Philibert décoché inopinément en plein repas après la troisième bouteille de Boulaouane ?
Meh, la question reste en suspend.

Si le type n'était qu'un obscur faquin aussi vite rentré dans l'anonymat qu'une Nabilla après une ablation mammaire, je m'en carrerai comme d'une guigne. Non, tel l'insubmersible étron résistant pour la troisième fois au torrent de la chasse d'eau, Durendal surnage dans la cuvette de sa médiocrité.

Pour vous en convaincre, je vous encourage à aller voir Kingsman puis à entendre l'infâme hétaïre étayer son avis en passant complètement à côté du film dans un exercice aussi embarrassant qu'hilarant.
Vois plutôt, le type arrive à passer totalement à côté de l'aspect parodique de l’œuvre pour nous expliquer que Kingsman est un film destiné aux prépubères faisant l'apologie de la violence gratuite - fichtre, va donc te rhabiller, Orange Mécanique - en instillant de la "coolitude" histoire de draguer l'adolescent en toi. Impossible, pour môssieur, de parler ici à l'adulte. Non, jeune crétin, ça s'adresse à tes pulsions les plus régressives.

Énième resucée de film d'espionnage (quand je vous disais que l'aspect parodique lui avait échappé) convenue, Kingsman nous présente donc une guilde de tailleurs/sauveurs de l'humanité se battant contre un Samuel L Jackson (présenté comme un appât pour le public adolescent) souhaitant détruire le monde parce qu'il était victime des boutades de ses camarades ... rapport à son cheveu sur la langue... et ... DAFUCK DE QUOI TU ME CAUSES ?

On pourrait parler de ses thèses complotistes sur l'homophobie des réalisateurs témoignant d'une paranoïa aiguë, de son anti-écologisme primaire aussi incompréhensible que ridicule, ça serait faire trop d'honneur au maroufle qui profite éhontément d'un bad-buzz savamment orchestré, culminant dans son hommage vibrant au cinéma de Luc Besson, larmes et trémolos à l'appui.

Oh, avant de vous quitter, sachez-le, je ne prétend pas au bon goût, à la pertinence critique ni même à la connaissance cinématographique élémentaire.
Mais là c'est trop.

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