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Echiquiers en rupture de stock, explosion du nombre de joueurs online, gel prolongé du top 10 Netflix, consensus absolu dans la sphère cinéphile… Confinement aidant, impossible de passer à côté du phénomène The Queen’s Gambit. La série qui a mis tout le monde d’accord. A mon tour, j’ai fini par me prendre au jeu…

« Comment rendre les échecs sexy à l’écran ? » est clairement l’une des premières questions qu’a du se poser Scott Frank lors de la préparation du show. Adaptée du roman éponyme de Walter Tevis paru en 1983, The Queen’s Gambit retrace le parcours d’Elizabeth Harmon, une jeune orpheline devenue championne internationale d’échecs dans les années 60, cernée par un monde strictement masculin.

Pitch classique s’il en est. Pourtant, la série évite soigneusement tous les clichés du genre en s’appuyant sur un scénario redoutablement efficace et sur une mise en scène digne du grand écran : la photographie est belle à en chialer, la composition des plans est pensée au millimètre.

Le choix judicieux des musiques et des costumes (du gris de l’enfance jusqu’au blanc immaculé en passant par un noir plus funeste) complète un tableau artistique de grande qualité, propulsant The Queen’s Gambit au rang des plus belles productions Netflix. Rang au sommet duquel trône Anya Taylor Joy – la révélation de Split et New Mutants pour les plus connus – qui délivre ici une prestation digne d’un rôle à Oscar.

En choisissant de thématiser chaque épisode en fonction d’un espace-temps strictement différent pour chacun (l’orphelinat, le lycée, Las Vegas, Paris, Moscou…), Scott Frank opère un audacieux parallèle avec l’univers des compétitions sportives, mais également avec les codes du jeu vidéo (Beth affronte un « boss » dans chaque épisode). Dès lors, il est facile de transposer les enjeux de la série dans nos sociétés contemporaines. D’où la chess mania qui s’est emparée du public depuis le mois de novembre, d’ailleurs.

Car en définitive, les échecs ne sont finalement qu’un prétexte pour explorer une foultitude de thématiques telles que l’abandon, la différence, la filiation, le deuil, la féminité, la détermination, l’appât du gain, la dépendance, l’alcoolisme, le sens du travail et le dépassement de soi. Tout ça en sept épisodes où l’ennui ne se fait jamais sentir. Sept. Fucking. Episodes.

Véritable micro-phénomène médiatique, The Queen’s Gambit est la rencontre parfaite entre la bavardise du format sériel et la puissance esthétique du 7eme art. La symbiose ultime de cette année 2020 qui réconcilie la sphère cinéphile et le grand public. Décidément, on n’a pas fini de s’incliner…

Maître-Kangourou
8

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