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Série surfaite, qui ne mérite pas tant d'éloges. Pourquoi 6 alors?
Parce qu'il serait injuste de ne pas reconnaître ces qualités, ni d'avouer un intérêt pour cette production Netflix. Mais soyons honnête, c'est un simple divertissement, rien d'exceptionnel.
Si la série a plu en raison d'une jolie restitution des années 60 et de la charismatique Anya Taylor Joy, est-ce suffisant pour en faire une bonne série ? Non.

Alors oui, c'est joli, oui les costumes sont sympathiques mais l'ensemble pue l'esthétique Netflix. Et même Anya Taylor-Joy n'est pas aussi convaincante que d'habitude. Trop maniérée, l'actrice pose beaucoup, comme si Beth se savait observée, regardée. Est-ce volontaire? Une décision de mise en scène ? Difficile de comprendre l'intention souhaitée.

Quant au scénario, The Queen's Gambit ne déroge pas à une vision très américaine du talent. C'est l'histoire classique d'un prodige qui peut surmonter sa condition grâce à son don. (Et puis si vous avez pas de talent, tant pis pour vous, gardez la tête chaudement dans la boue. J'exagère bien sûr.)

Enfin je m'adresse à certaines critiques. Comment peut-on qualifier cette série de féministe, alors qu'il ne s'agit là que d'un conte de fées effaçant toutes difficultés que peuvent rencontrer les femmes dans des domaines hautement compétitifs. (Dois-je en rajouter en disant que ça se sent à des kilomètres que c'est écrit par des hommes? Ou j'en fais trop?) Beth n'est pas une femme, elle est un idéal masculin, ce que la femme devrait être pour être l'égal de l'homme. Tous les personnages masculins sont bien trop gentils à son égard, la seule raison étant que Beth se comporte comme eux. (N'oublions pas que Beth est inspiré de plusieurs joueurs d'échecs masculins.) Et jamais la série ne semble critiquer cet état d'esprit.

Petit disclaimer toutefois. Une série doit-elle être féministe pour être bonne? Bien sûr que non. Mais est ce que mettre en scène une femme en personnage principal est féministe? Toujours non.

On a aimé la série pour ses facilités, son écriture prévisible et superficielle. Même si ça parle d'échec, rarement abordé à la télévision, on reste dans une certaine zone de confort (c'est à dire sous son plaid, un chocolat chaud à la main). Et puis avec sa jolie colorimétrie automnale, c'est parfait à regarder à la rentrée.

Vickypedia
6
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