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Les Feux de l'amour par TarabasDarken

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Aujourd'hui, j'ai décidé de faire celui qui se bat seul contre tous.

Pour apprécier ce soap, il faut savoir conjuguer habilement deux niveaux de visionnage: le premier et le second degré.
Dans le premier degré, on peut apprécier les qualités formelles. Parmi celles-ci, notons que les Feux fêtent en 2013 leurs 40 ans d'existence, ce qui l'élève au rang d'institution, de série-pape des amourettes. C'est aussi un tremplin pour quelques stars qui ont su tirer leur épingle du jeu, telles que David Hasselhoff qui se fera connaître en short de bain rouge, Shemar Moore qui se fera connaître en gros bras de série policière ou encore Eva Longoria qui se fera connaître avec 3 ou 4 autres copines en banlieue chic. Une série qui a un petit côté découvreuse de talents, donc. Puis de manière très subjective, la série possède ses propres talents, de rares acteurs qui sont aujourd'hui indissociables de l'image de la série, en tête desquels Jeanne Cooper alias Katherine Chancellor, la matriarche de Noé qui a survécu, à 80 ans passés à l'alcoolisme, à un psychopathe, une explosion, un sosie usurpant son identité, une maladie affectant la mémoire, et à une ennemie-jurée-qui-s'est-révélée-être-sa-fille-mais-en-fait-non... etc. 80 ans, respect. Cette série, c'est aussi la madeleine de Proust, ce souvenir qu'on a des après-midi chez les grands-parents somnolant sur le canap' sans l'alternative de pouvoir espérer leur arracher la zappette bien serrée dans leurs doigts arthrosés.
Dans le second degré, forcément, on regarde et on rit. On remarque des chefs-d'oeuvre de bourdes et autres maladresses scénaristiques (dernière remarquée récemment, un personnage - Adam Victor Newman de son nom véridique - dont l’interprète change en plein dans un épisode, avec une phrase en voix-off pour expliquer le changement, des fois que le spectateur soit un peu trop stupide pour comprendre. Aux petits soins pour nous, ces scénaristes!). On rit aussi des intrigues utilisées et réutilisées d'une décennie à l'autre, et on rit du retour de certains personnages après des années d'absence en constatant que leurs acteurs ont en fait bien morflé et pris de la bouteille.
Comme quoi au pays de Nikki, on s'amuse, on pleure, on rit, y'a des méchants et des gentils!

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