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Avis sur Life on Mars

Avatar Gand-Alf
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Diffusée entre janvier 2006 et avril 2007 sur BBC One, "Life on Mars" est la série préférée de ma chère et tendre. J'ai donc intérêt à faire attention à ce que je vais écrire si je ne veux pas me faire scalper les roubignoles. Si vous n'avez plus de mes nouvelles dans les prochaines semaines, vous saurez ce qu'il sera arrivé à mon adorable petite personne.

Créée par Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah, construite en deux saisons de huit épisodes chacune, "Life on Mars" serait déjà bien sympathiques si elle n'était qu'une série policière. Plutôt bien rythmée, offrant un cadre intéressant et portée par d'excellents comédiens, elle va cependant plus loin que ça.

Partant d'un point de départ fantaisiste (après un accident de voiture, un inspecteur de police passe de 2006 à... 1973), "Life on Mars" nous plonge dans l'esprit torturé d'un flic complètement perdu, ne sachant plus qui croire et surtout, où il est et pourquoi. Des questions qui ne trouveront qu'un semblant de réponse, permettant à la série de dépeindre une ambiance paranoïaque et parfois même surréaliste.

Bien que schématiques et prévisibles dans leur déroulement, les épisodes nous transposent dans l'Angleterre des années 70, s'attardant sur des sujets passionnants et ancrés dans le contexte politique et social de l'époque. Nous assistons ainsi aux prémices du hooliganisme, à l'arrivée de drogues dures comme l'héroïne ou encore à la lutte contre la corruption policière. Dommage dès lors que la série n'ai pas toujours le temps (ou l'envie), de développer davantage ces thématiques.

Parfaitement mis en scène, interprété par des comédiens exemplaires où se confrontent le jeu sobre de l'impeccable John Simm à celui, volontairement outré, d'un Philip Glenister charismatique, et utilisant son excellente bande son avec intelligence, "Life on Mars" me pose cependant problème sur une chose en particulier: sa fin.

Le problème avec ce genre de récit labyrinthique, jouant sur un mystère fascinant, c'est qu'à force de nous pousser à nous triturer les méninges, notre imagination débordante aura toujours une longueur d'avance sur la résolution. Peu importe la qualité du finish, cela restera forcément inférieur à ce que l'on aura imaginé.

Loin d'être mauvais, le final de "Life on Mars" passe cependant à côté d'une conclusion qui aurait pu être grandiose, vision amère d'une Grande-Bretagne certes moderne mais horriblement désincarnée, voir déshumanisée. Je ne sais pour quelle raison, passé un plan présumé final impeccable, les auteurs se sont senti obligé de continuer, atténuant considérablement le mystère qui a précédé.

Malgré quelques réserves, "Life on Mars" reste une série ambitieuse et attachante, prenant le temps de croquer des personnages forts (même si j'ai quelques regrets en ce qui concerne celui incarné par Liz White, un brin accessoire), qui donnera naissance à un spin-off en trois saisons, "Ashes to ashes". En espérant que ma dulcinée ne me tombera pas dessus, un couteau de boucher entre les dents.

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