I can see for Miles and Miles

Avis sur Living With Yourself

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Living with yourself est une petite série de Timothy Greenberg, qui lorgne vers Mes doubles ma femme et moi d'Harold Ramis et l'épisode du Spa de Rick and Morty, portée par le sympathique Paul Rudd. De quoi s'enthousiasmer vraiment ou regretter une énième relecture inoffensive de Dr Jekyll & Mister Hyde ?

Miles + Miles + Kate

Miles Elliott est employé dans une agence de publicité, et malgré cette chance absolue qui rendrait ivre de bonheur n'importe quel homme normalement constitué, il laisse transparaître une certaine lassitude. Miles est terne et il envie la fougue retrouvée de son collègue qui fait un tabac en réunion avec ses présentations boostées par des casques de réalité virtuelle.

Ce fameux collègue lui livre son secret : Un mystérieux salon de beauté niché dans un préfabriqué. Un spa de second zone dont les soins redonneraient joie de vivre et vitalité pour qui voudrait bien se délester de 50 000 dollars. Sans qu'on sache trop comment Miles en arrive à cet achat inconsidéré et le voila entre les mains d'un binôme coréen carrément flippant (et drôle). Quelques heures plus tard, il se réveille au milieu de nulle part, guère plus relaxé. Il va rapidement découvrir que quelque chose a merdé.

Le format de 20 minutes permet d'éviter l'ennui, qui survient un peu quand même quand la relation de couple se développe, car elle a tendance à brider les possibilités du pitch de base, pour se vautrer dans du contenu Netflix assez consensuel. On y apprend que la perfection n'empêche ni le sentiment d'abandon ni la frustration de ne pas trouver sa place dans le monde, qu'on a déjà vu rejaillir le feu d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux, et que les petits défauts cimentent le couple. Oui c'est un peu un spot de pub pour les applis de rencontre, mais on aura pas mieux comme leçon de vie.

Spa pire qu'autre chose

Bien que souvent drôle, c'est pas si barré que cela, et ça promeut surtout l'american way of life (la famille, la fidélité, le job... dans la publicité). Les épisodes s'enchaînent assez facilement mais il manque clairement plus d'audace pour faire quelque chose de mémorable. Le mécanisme d'alterner la journée des personnages façon The affair fait effet au premier épisode, mais la répétition du schéma donne une légère impression de surplace.

Living with yourself aurait pu être bien meilleur, certes, mais il assure l'essentiel, un petit moment avec Paul Rudd qui cabotine gentiment, et des effets comiques qui font souvent mouche. Pas la série de l'année, mais pas la pire du catalogue actuel de Netflix.

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