La noirceur au bout du tunnel

Avis sur Marvel's Daredevil

Avatar Planet_Smasher
Critique publiée par le

Quand Daredevil est apparu à l'écran l'an dernier, Marvel s'était fait une spécialité des films de super héros au ton léger et aux enjeux de taille.
Et arrive cette série, à l'atmosphère sombre et aux enjeux locaux.
Sur le papier, ça ressemble à ce que Arrow avait fait deux ans plus tôt.
Dans les faits, Daredevil apporte en plus de son cousin d'en face une réalisation hallucinante, multipliant les scènes magnifiques, et de bons acteurs campant des personnages biens écrits.
Si Charlie Cox semble être né pour le rôle et que les autres acteurs sont irréprochable, Vincent D'Onofrio surplombe le casting de très haut, tant son Wilson Fisk est complexe, attachant et terrifiant a la fois.

Si l'écriture générale souffre de quelques longueurs et défauts,l'ensemble est hautement addictif, aussi bien en saison 1 qu'en saison 2.
La saison 2 est un peu en deçà, la faute à une double intrigue moins passionnante (surtout l'arc Elektra/Hand), mais offre un Jon Bernthal formidable en Punisher torturé et transpirant la violence et la faiblesse de partout. Pour un acteur qui m'avait si peu convaincu dans son rôle dans The Walking Dead, le résultat est splendide.

Je parlais de la réalisation, quelques détails pour expliquer mon jugement :
La série entière joue sur la lumière qui baigne Matt Murdock et les ombres où vit Daredevil, ce qui occasionne des plans superbes. De même, pour casser la routine des nombreuses scènes de combat de rue, la réalisation prend des partis risqués qui fonctionne admirablement : du combat en plan fixe dans un couloir de la première saison à celui en plan séquence dans un escalier de la saison 2, cela permet de retarder la lassitude que l'accumulation de ce genre de scène amené fatalement.

Une série à voir, que l'on aime ou pas les Super héros.

Mise à jour post saison 3 et post annulation.
la série se conclue par une troisième saison de haute volée, qui délivre ce que la série peut proposer de meilleur.
Une intrigue mieux tenue sans impression de longueur, de nouveaux personnages intéressants, et toujours un casting principal qui porte la série. Mention au personnage de Karen Page, qui après une 2e partie de 2e saison où elle ne servait qu'en tant que love interest au sein d'un triangle amoureux, a droit à un véritable développement dans cette 3e saison. Respect à Deborah Ann Woll qui fait transparaitre les doutes, la fragilité mais aussi le courage et la détermination du personnage. Tout cela peut se résumer lors de la scène de l'Eglise qui emprunte au lore pour l'inverser

comme un miroir à guardian Devil, Karen es timpliquée au cœur de l'action et l'épisode se terminer sur un plan montrant Karen pleure sur le "corps" de Matt Murdock

De ce point de vue, son face à face avec Wilson Fisk est un sommet de la série en terme d'implication des acteurs et de tension émotionnelle.

A noter également dans cette saison 3 une représentation de la maladie mentale sobre et pertinente, qui arrive assez souvent à s'éloigner des clichés du genre, et un épisode final qui a le bon goût de clore les arcs des 3 saisons précédentes et d'offrir une fin satisfaisante à la série, malgré son annulation.

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