Une immersion incroyable dans Harlem

Avis sur Marvel's Luke Cage

Avatar Romain Bouvet
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Après avoir enchainé, assez rapidement, les deux premières saisons de Daredevil et la première de Jessica Jones (un sans faute jusque là), c’est tout naturellement que j’ai décidé de me lancer dans Luke Cage, troisième série Marvel/Netflix, sur quatre, devant conduire à Defenders.

Sans vraiment d’explication, il m’a fallu presque six mois pour passer à l’épisode deux, et quasiment tout autant de temps pour voir le troisième. Presque un an pour voir trois épisodes de Luke Cage, alors que par la suite, avec madame, il ne nous a fallu que quelques semaines pour regarder cette saisons, celle d’Iron Fist, Defenders et Punisher !

La faute, sans doute à un rythme très lent, c’est un peu la marque de fabrique de ces séries, mais là, il faut bien avouer que les débuts sont très longs, très ronflants, on a du mal à s’imprégner, de suite, de tous les personnages. Et puis Mike Colter (Luke Cage) n’est pas l’acteur le plus emblématique qui soit… Certes il a du charisme, dégage une certaine puissance, mais ce n’est pas le bonhomme charismatique qui nous pousse à le suivre.

Heureusement, les choses se décantent vite par la suite et nous sommes emportés dans cette spirale de chaos qui s’abat sur Harlem. Les personnages sont justes excellents, l’intrigue est prenante, on ne cesse de se poser des questions, la musique est absolument parfaite et je trouve le fait d’être partie sur le principe d’une série totalement typée « afro-américain » absolument judicieux. On a vraiment l’impression d’être immergé dans quelque chose ! C’est prenant !

Après les événements de la série Jessica Jones, Luke Cage décide de se réfugier à Harlem, chez Henry Hunter, dit Pop (Frankie Faison) où il fait office d’homme de ménage dans son salon de coiffure. La nuit, il est barman dans le club, très réputé et sulfureux, de Cornell Stokes (Mahershala Ali). Sa seule volonté, sa seule ambition, se faire oublier et ne s’occuper que de sa vie.

Mais un braquage qui tourne mal, la mort de Pop et voilà sa vie qui va être chamboulée ! Luke va vouloir se venger, du moins faire payer les responsables de la mort de Pop. Et forcément avec sa capacité à être insensible à la douleur et avec une peau par balle, il est facile de foncer dans le tas pour tout casser !

Malheureusement, en sortant de l’ombre, en se mêlant d’autre chose que de sa petit vie tranquille, il devient le héros d’une minorité silencieuse, il devient le rayon de lumière dans un quartier soumis, qui a l’habitude qu’on lui tape dessus sans rien dire. Mais il devient également une cible ! De la police d’abord, avec l’inspectrice Misty Knight (Simone Missick), qui sait qu’il se passe quelque chose de bizarre autour de Luke Cage, sans savoir quoi, mais surtout de Cornell Stokes, Cottonmouth, le « caïd » d’Harlem, et qui vit très mal le grain de sable « Luke Cage » dans ses rouages bien définis !

Luke Cage a beau être fort et puissant, peut bien résister aux balles ou aux coups de lame, il n’en demeure pas moins un homme seul ! Tandis que Cottonmouth a une véritable armée à ses ordres, beaucoup, beaucoup de moyen et des alliés de poids avec Shades (Theo Rossi), le bras droit du grand patron Diamondback (Erik LaRay Harvey) !!

Harlem s’embrase un peu plus, le chaos s’étend davantage, ce qui est du pain bénit pour les monologues politiques de Mariah Dillard (l’excellente Alfre Woodard), la cousine de Cottonmouth. Et malgré ses exploits, Luke Cage devient l’unique responsable aux yeux de tous, et même si Misty Knight sait qu’il n’est pas le coupable que l’on veut lui vendre, elle sait qu’il cristalise toute cette violence autour de lui. Blessé, il ne pourra compter que sur Claire Temple (la ravissante Rosario Dawson) pour l’aider à guérir et à ressembler les miettes de son passé compliqué pour tenter de comprendre qui se cache, réellement, derrière le nom de Diamondback !

A l’image des premiers épisodes, il arrive à l’intrigue de se perdre, de temps à autre en longueur, mais l’intrigue est tellement prenante, tellement immersive. Le personnage gagne en profondeur et pourtant, c’est peut-être le personnage le moins intéressant des principaux protagonistes. Le casting est tellement exceptionnel. Passons sur Rosario Dawson qui gagne en profondeur en temps de jeu, c’est un personnage que j’adore depuis le début. Non, mention spéciale à Alfre Woodard et Mahershala Ali, un duo d’une violence et d’un cynisme incroyable qui ne recule devant rien pour obtenir le pouvoir ! J’ai également beaucoup aimé le personnage de Misty, Simone Missick est une belle découverte.

Bref, malgré des premiers épisodes un peu lents et longs, cette immersion dans ce Harlem afro-américain est une pure réussite. Une très bonne intrigue, mais la série se démarque surtout, comme depuis le début de ces séries Marvel/Netflix, par un casting absolument parfait en tous points. On a envie de suivre ces personnages, qu’ils soient gentil ou méchant, preuve indéniable de l’intérêt d’une série.

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