Master of All - Saison 02

Avis sur Master of None

Avatar Jonathan_McNulty
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Nous sommes à la fin de la révolution terrestre de 2017 et j’ai déjà trop utilisé de superlatifs pour qualifier toutes les œuvres que je juge « indispensable à regarder pour l’élévation de l’âme » : The Leftovers, Better Call Saul, Fargo, etc.

La saison 02 de Master Of None, c’est l’équivalent d’un archer qui décoche dans le mille à chaque fois : tout, absolument tout fonctionne. C’est comme une succession de couche de sous-genres qui s’enchaîne le plus naturellement possible : satire, comédie, romance, sans jamais tomber dans le pathos inutile. Bordel que c’est jouissif ! Et bordel que c’est, contre toute attente, à chialer.

La toile de fond de cette seconde saison correspond plus ou moins à ce que Judd Apatow pourrait faire s’il ne recyclait pas depuis le début de sa carrière les mêmes archétypes de personnages et les même topos : une relation tumultueuse, une tristesse profonde qui baigne dans une douce-amère mélancolie, et beaucoup trop de scènes qui font mouche pour que le talent d’Aziz Ansari ne raisonne pas comme de l’insolence dans sa plus grande pureté.

Tout fonctionne dès le départ, alors même que tout est prévisible. Au fond, depuis les quatre premières saisons de Louie, Master Of None est ce qu’il se fait de mieux dans le genre. Voilà ce qui arrive lorsqu’un auteur a les moyens et le temps d’appliquer sa vision d’un récit : l’excellence devient une habitude et la transfiguration de son quotidien (parce qu’on devine immédiatement la dimension autobiographique de certains éléments) devient un acte banal, dans le sens le plus noble du terme.

Ça aurait pu être un acte manqué après le succès de la première saison. Master Of None est tout simplement devenu un coup de maître.

Note : Master of All /10

La scène qui change tout :
Les 5 dernières minutes de l’épisode 5 : aussi longues que toute une vie, le désespoir de Dev, la soundtrack, la performance.

La scène qui change tout (MAJ1) :
La danse entre Dev et Franscesca sur Buona Notte.

La scène qui change tout (MAJ2) :
La fin. Le cliffhanger final. Ce suspense. L’attente insoutenable.

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