👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

David Fincher est un habitué des thrillers macabres mettant en scène des serials killers. De Seven à Zodiac il nous fait vibrer avec leurs plans sinistres mais rusés. Avec Mind Hunter, Fincher retourne la situation. Et si cette fois on s'intéressait à la psychologie de ces "tueurs en séquences" ? Loin des monologues de vilains d'une banalité affligeante, la série nous ouvre une fenêtre sur le raisonnement de ces individus trop souvent considérés comme simples malades atteint de folie meurtrière.

A la fin des années 70, l'analyse psychologique des criminels est loin d'être la priorité du FBI.  Le manque de motif apparent des meurtres déconcerte les enquêteurs. La seule réponse est de les catégoriser comme fous ou dégénérés. Ancien inspecteur relégué comme enseignant en tactique de négociation, Holden Ford décide d'explorer ce trou noir qu'est la psychologie de ces déviants de la société. Avec une question simple, naît-t-on criminel ou le devient-on ? Accompagné de son collègue plus âgé Bill Tench, ils sillonnent les Etats Unis à la rencontre de ces individus pas tout à fait ordinaires.

Ce duo à la True Detective fonctionne parfaitement. Holden apporte les idées et l'optimisme, Bill, le recul et l'expérience. Face au scepticisme de leurs confrères ils ne cèdent pas et persévèrent dans leur quête de compréhension. Les tueurs en séries rencontrés sont profonds, intriguants et brillamment interprétés. Avec Mind Hunter, on prend part à l'enquête en tant que membre à part entière. On découvre avec Holden et Bill les particularités du passé des serial killers pour répondre à la question trop souvent ignorée "Mais comment en est-on arrivé là ?".

Encore une fois, David Fincher nous bluffe par le réalisme des personnages qu'il met en scène. Les plans, les dialogues, les ficelles de l'intrigue, tout est fait pour nous rapprocher de l'action. A tel point qu'on se prendrait pour un inspecteur.

Pour plus de critiques films/séries : www.postplay.fr

Sylogene
8
Écrit par

il y a 4 ans

10 j'aime

3 commentaires

Mindhunter
Sergent_Pepper
7
Mindhunter

Sequence killers

La série est devenue depuis lontemps une œuvre à part entière, et ne se contente plus d’être un divertissement low cost en adéquation avec la médiocrité ambiante du petit écran. Les cinéastes s’y...

Lire la critique

il y a 4 ans

129 j'aime

17

Mindhunter
Mayeul_the_Link
8
Mindhunter

Le lien entre catharsis et dégoût chez l'esprit humain

La critique de la première saison est suivie de celle de la seconde. On a vu se développer dans le monde de la série assez récemment une certaine mode du genre policier tendant à utiliser comme...

Lire la critique

il y a 4 ans

92 j'aime

14

Mindhunter
potidrey
8
Mindhunter

Après Se7en et Zodiac, Fincher revient à son sujet de prédilection

Mindhunter, la nouvelle série de David Fincher sur Netflix après House of Cards est encore une fois un petit bijou à l’esthétique hyper léchée et à l'unité de mise en scène bluffante. Après Seven et...

Lire la critique

il y a 4 ans

44 j'aime

6

The Keepers
Sylogene
8
The Keepers

Documentaire de qualité !

Quand la réalité dépasse la fiction. Après quelques épisodes, on aimerait croire que The Keepers est une série dramatique inventée de toute pièce. Mais non. C'est un documentaire. Un documentaire...

Lire la critique

il y a 5 ans

8 j'aime

Parlement
Sylogene
6
Parlement

Pédagogie, caricature et technocratie

Force est de le reconnaître, rendre compte de la réalité complexe du processus décisionnel européen et de ses (dés)équilibres politiques par l'humour, les quiproquos, et, parfois, l'absurde, n'était...

Lire la critique

il y a 2 ans

5 j'aime

1

Anne with an E
Sylogene
6

Orpheline bavarde

Avec toutes les séries futuristes de ces dernières années, une plus historique fait du bien. Ici, on fait place à la vie plus calme mais pas forcément plus joyeuse dans le Canada de la fin du 19ème...

Lire la critique

il y a 5 ans

5 j'aime