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Avis sur My Hero Academia

Avatar Sabrina Kitouni
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NB: la critique de cet anime ne sera pas faite en le considérant comme une adaptation, mais comme étant un bout de l'oeuvre en elle même, à défaut de pouvoir critiquer l'oeuvre originale, car cette dernière n'est pas finie

Rappelons le contexte.
Dans un monde ou une grande majorité des gens possèdent des pouvoirs, nommés Alter, notre protagoniste terriblement attachant, Midoriya Izuku, et accessoirement fanboy du plus grand héro du monde, n'en a pas. Et pourtant, malgré ce cadeau empoisonné que la nature lui a fait, il n'a jamais cessé de nourrir son rêve de devenir un héro, à l'instar de son idole : All Might.

C'est vrai que ça peut sembler un peu cliché, et pourtant, pas à un seul moment, en regardant cet anime (même si il serait plus juste de dire "en lisant le manga") je ne me suis ennuyé ou me suis dit "purée c'est quand que ça avance ?". Preuve que malgré la simplicité scénaristique de l'oeuvre, l'auteur sait nous donner envie de suivre l'histoire de ses personnages en leur insufflant suffisamment de passion pour qu'ils soient intéressants. Il en va de même pour l'univers et le contexte, ou tout est expliqué, à demi mots certes, mais expliqué (le système "d'agences" pour les héros, etc...), ils sont même allés jusqu'à rationaliser certains pouvoirs pour les rendre plus crédible, par exemple le pouvoir de Bakugou consiste en des glandes sudoripares (les glandes responsables de la transpiration) mutantes qui produisent une substance proche de la nitroglycérine (un liquide hautement explosif). Ca mange pas de pain, mais c'est toujours intéressant de voir que l'auteur sait rationaliser les pouvoirs qu'il invente par autre chose que "ta gueule c'est magique".

L'OST, quand a elle, a été assurée par Yuki Hayashi. Je ne connais absolument pas ce mec, mais en tout cas, il se débrouille vraiment très bien. Sans égaler le génie de Jun Maeda ou de Hiroyuki Sawano, le compositeur arrive parfaitement à traduire de nombreuses situations variées en format musical. Qu'il s'agisse d'une entrée en scène d'All Might, d'une invasion de Vilains, ou d'une scène plus banale, Chaque composition est réussie et colle parfaitement à l'ambiance voulue.

Parlons graphisme maintenant... Une seule phrase : C'est beau putain !
Le style graphique de l'anime colle parfaitement à celui du manga, donnant presque VIE aux personnages, L'animation est de très bonne facture et sait faire péter la framerate quand c'est nécessaire. Sans parler de la mise en scène, qui m'a mise une sacrée claque. Entre les apparitions de All Might, que les couleurs, les jeux d'ombres et de lumières et que la musique rendent encore plus spectaculaires, et les combats qui m'empêchaient de cligner des yeux tant ceux ci me rendaient nerveux, je ne savais plus où donner de la tête.

Pourquoi seulement un 8 dans ce cas là ? Bah parce que c'est trop court pardi ! En 12 épisodes, les personnages et leurs caractères, sans parler du potentiel en action de l'oeuvre, ont à peine étés exploités, quitte à nous faire attendre, vous auriez pu nous mettre un anime de 25 épisodes ! voir plus ! Au moins, vous nous auriez présentés chaque personnage convenablement et nous aurez donné un sacré paquet de scènes d'actions intenses qui nous auraient donnés envie de regarder la saison 2 day one ! Mais là, malheureusement, et malgré le choix stratégique de finir la saison 1 sur la victoire de All Might sur Brainless, il est possible que des gens qui attendaient plus de cet anime aient étés déçus de la non exploitation du potentiel et aient étés voir ailleurs. C'est d'ailleurs le principal sentiment que je retrouve avec le traditionnel "c'est du surfait"

D'ailleurs, un petit petit détail à ce propos. Non, le style de Boku No Hero Academia n'est pas "surfait", non, ce n'est pas une énième copie sur estimée du Shonen à action classique avec lequel on nous rebat les oreilles. Non, rien de tout cela. Boku no Hero Academia est le prolongement d'un style emblématique du manga, il représente le porte étendard de la 3eme générations de héros. qui a suivi la deuxième, celle qui a bercée l'enfance d'un grand nombre de jeunes gens de mon âge, qui elle même a suivit la première, dont Dragon Ball était le principal emblème, qui a bercée l'enfance des gens que je qualifie de "génération Dorothée". En clair, Boku no Hero Academia, en plus d'être une œuvre très prometteuse, est un hommage, une torche olympique à laquelle on transmet la flamme. Pour reprendre une métaphore de l'oeuvre, à l'instar d'Izuku, elle est la nouvelle héritière du One For All.

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