Nicky sans fin

Avis sur Poupée russe

Avatar Alice Perron
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Russian Doll ne réinvite pas la poudre en se lançant dans un intrigue de boucles temporelles et le scénario est un mélange de l’Effet Papillon, Looper, Un Jour sans fin et bien d’autres. La série à l’avantage de présenter un format court et intelligent, 8 x 20 minutes, ce qui lui permet d’avoir un très bon rythme et de changer de thèmes rapidement. Et comme c’est court, même si les trois premiers épisodes ne m’avaient pas trop marqué, je me suis dit que cela ne me prendrait pas trop longtemps pour la finir. Et heureusement car les deux derniers épisodes apportent une nouvelle dimension. Dans les plus on note aussi une bonne photographie et une bonne musique, et un casting plutôt bon.

Malheureusement, c’est qu’on ne comprends pas toujours où la série veut nous emmener. La 7ème épisode,

où le passé de Nadia et les apparitions moitié film d’horreur d’elle enfant,

ne cadre pas vraiment avec le reste de l’intrigue, et on sent que les scénaristes finissent par bâcler une conclusion et sa logique

même si j’ai apprécié que les deux personnages finissent dans un univers séparés, moins convenu qu’attendu.

Et je trouve que cette mini-série ne mérite pas non plus une seconde saison, qui n’aurait pas vraiment de sens. Au contraire j'espère qu'elle restera sur une unique saison, ce qui renforcerait le message de fin.

Par contre je suis vraiment déçue de la prestation de Natasha Lyonne, qui reste encore dans la peau de Nicky d’Orange is the new black. Sérieux, c’est là même, des intonations aux expressions employées. C’est dommage de ne pas nous montrer un personnage différent de ce qu’elle sait déjà faire, ce qui finit par desservir grandement Russian Doll.

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