"Ridin' through this world, you're all alone..."

Avis sur Sons of Anarchy

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Le bitume est brûlant, l'horizon vacille sous la chaleur, le bruit du moteur gronde et les guitares électriques enflamment les enceintes.

Bienvenue dans le monde sans pitié de Sons of Anarchy, plus particulièrement dans la bourgade de Charming (Californie du Nord) où se déroule la série.

La B.O dans les oreilles, voilà mon avis sur cette série rafraichissante sur la forme et qui pose malgré tout les mêmes interrogations et dilemmes vus et revus dans des séries plus anciennes.

On suit donc l'histoire de ce club de motards, le Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original (SAMCRO pour les intimes), qui tente de vivre (surtout survivre) en tenant un garage sur le devant de la scène, en vendant des armes et en effectuant des assassinats dans l'arrière boutique.

Chaque membre du club est un cliché américain, chaque personnage a déjà été vu et revu. Oui, c'est vrai. Mais ça fonctionne avec la plupart d'entre eux car l'univers proposé par la série est sacrément original !

Quel plaisir de retrouver Ron Perlman (qui m'avait sacrément marqué enfant dans la Cité des Enfants Perdus) en chef de bande, de voir évoluer le jeune Charlie Hunnam (Hooligans) en tant qu'outsider pour le poste de leader, etc.

Je n'y connais rien en club de motards et autres rituels typiques mais je trouve que la série arrivent à montrer les ficelles et la manière dont fonctionnent ces gens qui tentent de vivre encore de nos jours à leur manière ("The American Way").
On aperçoit le rôle des femmes qui sont aussi importantes que leurs hommes (mention particulière pour Katey Sagal qui incarne une Gemma plus que manipulatrice et machiavélique), on découvre également que ces bikers qui semblent solitaires et campagnards sont de sérieux concurrents aux Niners et Mayans (des gangs que l'on retrouve souvent dans les grandes villes en général dans les séries et les films). La police aussi est dans la confidence comme souvent et permet à ces vieux loubards de s'en sortir en permanence (ou presque).

L'histoire tourne donc autour de cette "famille" qui va devoir faire face à la crise (entrepôts d'armes brulés par la concurrence, trahisons, coups bas et FBI sur le dos) mais également à la remise en question de son "héros" montant, Jax Teller, fils de l'ancien leader du club (décédé, ce dernier a laissé derrière lui un livre autobiographique sur les événements passés du club qui font s'interroger Jax en permanence).

Je souligne le fait que la série passe autant de temps sur l'action que sur les phases de dialogues, de remises en question et de doutes des personnages, ce qui fait sûrement qu'elle m'a tenue éveillé tout le long de ces 13 épisodes.

Sur un rythme qui tend à imiter The Shield, Sons of Anarchy s'en rapproche sans jamais l'égaler. La faute à plusieurs erreurs, sûrement de scénario, qui font qu'on s'accroche beaucoup moins à Jax, Clay et les autres qu'à la bande de Vick Mackey.

Pourtant, notre brave Olie (mon personnage préféré) a tout pour incarner le Lemansky de The Shield, et ce n'est qu'une ressemblance de la série.

Mais passé le fait de savoir que la série n'égalera pas The Shield, on passe un bon moment avec ces gars un peu paumés, la bande originale qui fait tout de suite rêver et un univers encore jamais exploré en série qui fait que je vais m'empresser de regarder la saison 2.

PS : Je conseille à tout le monde de jouer en parallèle à GTA : The Lost and Damned !

J'ai également trouvé un adorateur de la série qui a fait de beaux portraits : http://viewmorepics.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewPicture&friendID=428936896&albumId=1037437

"... God takes your soul, you're on your own."

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