Avis sur

Space Dandy par UnPoilGeek

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Lorsque le créateur de Cowboy Bebop, Samurai Champloo ou encore Kids On The Slope nous revient avec une nouvelle série, on se doit de la regarder pour deux raisons essentielles. Tout d'abord car Watanabe est une valeur sure et qu'il nous l'a prouvé de nombreuses fois. Deuxièmement car le paysage de l'animation japonaise, en matière de série, est loin d'être en grande forme.
À l'heure ou j'écris ces lignes, je viens de regarder plusieurs premiers épisodes de nouvelles séries animées afin de voir ce que j'allais bien pouvoir suivre durant les prochaines semaines. Le constat est affligeant. Entre la multitude de shônens ultra génériques et les séries uniquement basé sur du fan service à base de poitrine qui rebondissent et de plan culotte, il devient très dur de trouver chaussure à son pied. Seule la série Ping-Pong (j'en parlerai en temps et en heure) m'a réellement convaincu.
Au risque de passer pour un vieux con, fort est de constater que les glorieuses années de l'animation japonaise sont loin derrière nous. Où sont passées les séries du calibre de Lain, School Rumble, Paranoia Agent ou bien encore Mushishi, qui peuplaient la fin des années 90 et le début des années 2000. Fort heureusement, certaines séries comme Gurren Lagann arrivent à redresser le niveau de fort belle manière. Mais cela arrive au final trop peu souvent.

Space Dandy se déroule à une époque où l'homme est capable de se balader librement dans la galaxie. Une époque où nous avons pris conscience que nous ne sommes pas seuls dans cet univers à la taille démesurée. Nous y suivons le quotidien de Dandy. Son métier ? Capturer des espèces extra-terrestres inconnus afin de les faire enregistrer. Il est pour cela accompagné de QT, un petit robot doté d'une intelligence artificielle le rendant quasiment humain. Ils seront bien vite rejoints par Meow, une créature humanoïde ressemblant à un chat.
Le petit groupe va se lancer dans une série d'aventures qui les fera voyager sur diverses planètes toutes plus étranges les unes que les autres. Mais ce que nos héros ignorent, c'est qu'ils semblent être pris en chasse par une bien mystérieuse armée, qui semble en vouloir particulièrement à Dandy pour on ne sait quelles raisons.

L'une des règles que Watanabe et son équipe ont du définir en premier est que chacun avait carte blanche pour écrire le scénario qui lui passait par la tête. En effet, chaque épisode de Space Dandy est une petite histoire où tout peut arriver. Nous verrons donc, par exemple, nos héros confrontés à une invasion zombie, coincés dans une boucle temporelle, prendre part à une course intergalactique et bien d'autres choses encore. Il est également courant de quitter la petite bande dans des situations critiques, pour finalement les retrouver à bord de leur vaisseau durant l'épisode suivant comme si rien ne s'était passé.
Bien que cet aspect soit plutôt déroutant au début, on finit rapidement par comprendre que cette décision permet aux membres de l'équipe derrière Space Dandy de laisser libre cours à leurs imaginations. L'absence de fil rouge ne pose du coup aucun problème tant les histoires, complètement folles, sont bien racontés.

Mais il va naturellement de soi que cette liberté de ton ne plaira pas à tout le monde. Bien que la majorité des épisodes se regarde sans déplaisir, il faut reconnaître qu'ils ne sont pas égaux en termes de qualités. Personnellement, l'épisode se déroulant sur le monde des plantes m'a royalement ennuyé malgré un style graphique plutôt accrocheur.
Parlons de l'aspect visuel justement. Car la liberté accordée aux scénarios se ressent également visuellement. Si la majorité des épisodes nous propose une animation totalement fluide accompagné de somptueux dessins, certains osent sortir du lot via des styles diamétralement opposés. Effets de distorsions lors de l'animation, teinte de couleur différente ou encore certains passages crayonnés façon croquis. Les dessinateurs et les animateurs s'en sont également donné à cœur joie sur de nombreux épisodes. Tout ces délires visuels donnent à Space Dandy une patte vraiment originale et font de lui un animé très agréable à regarder.

Mais s'il y a bien une chose que Watanabe sait faire, c'est donner vie à des personnages attachants. Space Dandy ne déroge pas à la règle. Dandy et son caractère sûr de lui, QT qui semble être le seul à avoir un soupçon de santé mental ou Meow et sa crédulité à toute épreuve. Tous sont drôles et finissent rapidement par être attachants. Devant ce trio de tête brûlée, on finit par regretter que les personnages secondaires, pourtant assez nombreux, n'aient pas eu le droit au même soin. Qu'il s'agisse de l'amiral Perry ou bien de Scarlet, pour ne citer que ces deux là, aucun n'est développé et on en sait finalement assez peu sur chacun d'eux. Espérons que la seconde saison améliore ce point négatif !
Car autant dire que j’attends cette deuxième saison de pied ferme tant le visionnage de Space Dandy m'a énormément réjoui. Des histoires totalement barrées, remplies d'humour et de personnages attachants. Sans oublier les qualités graphiques indéniables. Bref, Space Dandy prouve une fois de plus que Watanabe fait partie des grands noms de l'animation japonaise.
Pour tout ceux qui aurait loupé le simulcast, Space Dandy est toujours disponible en VOD sur Wakanim.fr.

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