Japanese Reality Television

Avis sur Terrace House : Boys & Girls in the City

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Avec Terrace House, Netflix se lance dans la télé-réalité mais le programme n’est pas une nouveauté au pays du soleil levant. Diffusé dans un premier temps dès 2012 sur la chaîne Fuji Télévision, elle a connu un certain succès avant d’être finalement annulée. Fidèle à leur habitude de sauveur de programme appréciés par les fans, Netflix intègre ainsi l’aventure pour produire une nouvelle saison qui sera diffusée en simultanée chaque semaine sur la chaîne japonaise et le service de streaming.

Le principe du programme est simple. On y trouve 6 inconnus (3 hommes et 3 femmes) qui vont se retrouver en colocation dans une grande maison à Tokyo. Cependant, il n’y a pas de but précis à l’aventure. Si ils sont bien en colocation, les participants continuent de vivre leurs vies pendant le programme, que ce soit aller travailler ou aller voir leurs amis. Le terme de télé-réalité prend alors tout son sens, on suit réellement la vie des participants, que ce soit dans les bons moments ou les mauvais. Même si bien entendu ils sont présents dans l’émission pour se faire connaitre, il n’y a jamais le côté malsain des reality-show comme on peut le voir chez nous qui surfe sur le buzz, les clashs et frôlant toujours plus près la scripted-reality. Pour des habitués de nos télé-réalités, le programme japonais fera d’ailleurs probablement office d’ennui à grande échelle, tant ce n’est pas « spectaculaire ».

Mais si je ne supporte pas nos productions françaises dans le genre, je me suis pris de passion pour cette version japonaise. J’ai commencé à la regarder principalement pour voir les différences culturelles entre nos deux pays et c’est précisément ce qui marque instantanément et qui fait que l’on s’accroche aux personnages. Il n’y a jamais de clash et on trouve un respect naturel entre chaque participants. Bien entendu, il peut y avoir certaines tensions entre certains candidats mais elle se traduit par un certain mutisme et non pas des grands éclats de voix. Les histoires d’amour sont également présentes, mais toujours dans un modèle très japonais, en prenant son temps et avec une certaine timidité.

L’autre grande différence de cette production japonaise c’est qu’il n’y a pas de « confessionnal » où les participants commentent l’action de manière non-naturelle. En échange, on trouve une bande de 6 présentateurs qui regarde l’épisode de la semaine de la même manière que nous en le commentant. Le côté langue de bois du programme se trouve ici tant les présentateurs peuvent être régulièrement cinglants mais également pris de passion pour certains candidats.

En conclusion, je me suis lancé dans l’aventure Terrace House avec un œil sociologique pour voir les différences entre deux cultures et je ne le regrette aucunement tant j’ai été pris de passion par le programme.

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