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Avis sur The Last Dance

Avatar Patrick Fillinger
Critique publiée par le

Noter les Bulls dans les années 90 : 10/10
Noter Michael Jordan : 10/10
Noter les images d'archives : 10/10
Noter l'impact des Bulls sur le sport et la culture : 10/10

Ces images d'archives sont de véritables trésors. Les témoignages récents des principaux protagonistes de l'épopée, ainsi que de leurs adversaires le sont tout autant.
Ils mettent en lumière l'écho sportif, social, culturel qu'a eu Michael Jordan et les Bulls à une époque où les réseaux sociaux et la surmédiatisation mondiale sportive n'existaient pas encore.
On y découvre les différentes personnalités des joueurs, de l'entourage et leurs sentiments avec 20 à 30 ans de recul. Leurs mémoires révèlent détails et anecdotes avec nostalgie et émotion, comme si c'était hier.
Moi-même, adolescent, j'avais été "victime" de cette populaire ascension de la NBA en France. Les noms de Reggie Miller, Karl Malone, Gary Payton résonnent... Je me revois demander à ma marraine le maillot de Scottie Pippen. Je me revois recevoir la VHS de Space Jam pour mon anniversaire. Je me revois accrocher les posters du magazine 5majeur aux murs de ma chambre. Et je me revois ranger délicatement les centaines de cartes Upper Deck dans leurs étuis en plastique...

Mais, pour en revenir à la série, j'ai eu un vrai problème de fil conducteur et de chronologie de narration. De quoi parle-t-on ? "The last dance" c'est la saison 97/98. Et pourtant, on va d'époque en époque, on passe des débuts de Michael en 84 à un match de pré-saison à Paris en 97 ; de sa blessure en 86 aux états d'âme contractuels de Pippen en 97 ; du recrutement de Rodman en 95 à la carrière de joueur de Phil Jackson dans les années 70... Je ne trouve pas de liant, je me perds dans le temps.

Les images, les témoignages aussi intéressants soient-ils sont jetés pêle-mêle et ne racontent pas une histoire, une évolution, une chronologie qui devrait prendre tout son sens, ici, dans cette épopée. MJ en fait lui même la conclusion lorsqu'il dit que le titre de 98 est plus riche que celui de 91 car il a utilisé toute sa tête et son physique pour accomplir l'ultime challenge.
Je trouve que la série ne retranscrit pas cette évolution, l'ascension, la montée en puissance de cette équipe hors du commun qui s'est bâtie autour d'un homme charismatique et particulier, une équipe qui a marqué l'histoire, qui a relevé et accompli tous les défis qui se sont présentés face à elle.

Noter "The last dance" : 6/10

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