I love tits !

Avis sur The Last Kingdom

Avatar VernonMxCrew
Critique publiée par le

"Udreht un demi, moitié saxon, et moitié lui..."
(à chanter sur l'air de Ranma 1/2
https://youtu.be/be2RJWJfNqs
le "lui" mal choisi sert à faire rimer la pluie, comme l'aime le faire le Viking arrimé)

Le Viking est un scandinave voyageur, en quête de terres à cultiver (et accessoirement d'innocents roturiers à pourfendre) puisqu'il semblerait qu'au 9e siècle le Danemark soit surtout composé de boue et de cailloux, terre brûlée probablement par ses propres habitants païens alcooliques, l'ambition explicite du Viking est de devenir fermier, quand il se comporte tout de même en substance comme un éternel pourfendeur,
https://youtu.be/JmW9QRpvhQo
"power pourfendeur, barbare ultime, dieu éternel du chaos, empereur infernal du frost", dixit,
bref le Viking, aussi rimé soit-il, par définition s'il s'arrime, ne l'ai plus, Viking.

Le personnage de cette série est né Saxon, mais il a grandi chez les Vikings, d'abord comme prisonnier de guerre, puis comme membre à part entière du clan. Lorsque sa famille Viking se fait brûler par une autre famille Viking, comme il se fait de manière tout à fait cordiale dans la culture nordiste, de toute manière tout le monde finit au walhalla dans une ambiance toute aussi chouette, Udreht trouve un destin, celui d'une vengeance rétroactive, puisqu'il décide de récupérer contre son oncle opportuniste la forteresse saxone de son enfance, en Northumbrie, nord de l'Angleterre je crois.

C'est au sud qu'Udhret trouve l'espoir de monter une armée, en se mettant au service d'Albert, roi fervent Chrétien du Wessex, qui se moque pas mal des projets belliqueux d'Udhret, puisque lui-même, Albert, a dans le coeur une petite fille oubliée : une Angleterre unifiée : Wessex, Northumbrie, Irlande, Concombrie, Acrademorie... un royaume uni sous un seul roi, lui-même, Albert, une couronne pour mettre fin au chaos.

Albert est un roi d'assurance, toujours un coup d'avance,
s'entoure comme il faut des meilleurs,
séduit de ses mots les plus réfractaires, toujours tourné vers Dieu, souvent dans la tactique ou le compromis,
note l'histoire sur des parchemins détenteurs d'un pouvoir si puissant, knowledge, que les Vikings y voient de la magie, tant magique même que ces barbares n'y voient parfois que du feu. Albert est un roi de constitution fébrile, tant qu'on lui interdit la viande, celle de sa femme exceptée, et de quelques maîtresses succinctement suggérées.

De cette rencontre entre Albert et Udhret, naît la quête de ce dernier, entre l'odyssée, l'épopée et l'absurde, rabelaisienne sur les bords. D'un chapitre à l'autre, nous sommes portées d'exploits en exploits qui ne trouvent principalement cohérence que dans une substantifique moelle, et dans le style, bien sûr, ce qui est déjà beaucoup.

À noter qu'Udhret, humain trop humain, est en substance plutôt léger, ne fait pas le poids contre un géant tel que Gargantua,

Imaginez une œuvre de Rabelais, disons donc Gargantua, respectueusement adaptée en série, le peuple, celui de Netflix en tout cas, gronderait à l'incohérence la plus totale : mais pourquoi des fois il est très grand et des fois pas si grand ? Mais pourquoi il fait pipi partout? Et surtout, pourquoi tant de violences pour quelques fouasses?

Les batailles sont souvent burlesques, chez Rabelais les boulets de canon ressemblent à des raisins, chez Netflix le Viking envahit les royaumes sans résistances, et s'en lasse aussitôt, comme on passe dans un moulin. Celui qui cherche la vraisemblance sera agréablement déçu.

L'humour volontaire de la série réside dans une collaboration cahoteuse, en contraste, entre les ambitions sédentaires d'une culture chrétienne et celles nomades du viking. C'est un jeu de concessions réciproques, souvent paradoxales, une soif mal étanchée de toute part, celle du roi en permanente casuistique, et celle du viking qui enchaîne les divorces, et finit toujours au bordel, d'où le titre de cette critique, ultime cri de rage du païen dégradé, bourreau de ces dames et trouble-fête des autres, cri ultime donc,

j'aime les nichons !

Udhret trouvera tout de même sa place, en tant que commandeur des armées, rien que ça, jamais pour longtemps cela dit, ça va ça vient, il joue du piano debout, c'est la vie qui l'a choisi, qu'il a choisie, ça veut dire qu'il était libre, libre d'être lui malgré tout,

tintintinlintintintin,

il aura tout de même le temps de donner à l'avant-garde d'Albert ce bon conseil:
ne visez pas trop haut, car le bas de votre corps en serait affaibli
c'est cette phrase qui a motivé ma critique, je n'ai pas pu m'empêcher en l'entendant de penser au fameux torche-cul de Rabelais, à ce fameux chapitre de Gargantua, d'une recherche très scientifique sur la manière de bien se laver les fesses, recherche empirique qui sous ses airs un peu triviaux aboutit à une grasse et gracieuse solution,
à un oyzon bien duveté, pourvu qu'on lui tienne la tête entre les jambes. Et croyez-le sur mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirifique, tant par la douceur de son duvet, que par la chaleur tempérée de l'oizon, laquelle facilement est communiquée au boyau culier et autres intestins, jusqu'à venir à la région du cœur et du cerveau.

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