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A friend first, and a boss second, probably an entertainer third

Avis sur The Office (UK)

Avatar PFloyd
Critique publiée par le

Enfin ! Enfin j'ai pu voir la version britannique de The Office, qui avait tant défrayé la chronique lors de sa sortie en 2001 sur la BBC2. Accessoirement, j'avais aussi envie de voir si l'humour de Ricky Gervais allait me plaire, étant un peu ignorant des créations du bonhomme. J'avais aussi vu que pas mal de gens préféraient la version US - d'ailleurs sa note SC est légèrement meilleure que celle de son aîné. Donc c'était avec pas mal de questions que je me lançais dans ce mockumentary sur la filiale de Wernham Hogg Paper Company basée à Slough et dirigée par David Brent.

Je dois dire que le premier épisode m'a pris par surprise. Je m'attendais à rire, j'ai surtout été gêné. The Office nous plonge la tête la première dans une boîte dirigé par un incompétent, David Brent, qui croit que sortir des blagues vaseuses à ses employés est gage de bonne gestion. On voit bien la volonté de Gervais et Merchant de ne pas prendre le spectateur par la main, mais bien de le mettre face à un vrai documentaire en fait, où les choses sont établis de facto. Mais une fois ce premier contact déroutant surmonté - au bout de 10 minutes, une fois qu'on se fait à l'humour débile de Brent et aux autres personnages, The Office déploie son potentiel et ses atouts. Qui sont très nombreux.

Si vous voulez rire comme des fous, sans vous prendre la tête, passez votre chemin. Ici, le ton est sarcastique en permanence, chaque personnage en prend pour son grade, chaque situation est embarrassante. Au lieu de simplement moquer Brent, Tim, Gareth ou encore Dawn - les quatre personnages principaux, The Office développe des thèmes assez profonds, comme l'épanouissement de soi au travail, l'ambition personnelle, les relations avec les collègues de bureau - que l'on voit plus que sa famille - l'amitié, la meilleure façon de manager, etc. On se moque de Brent, mais on finit par s'attacher à lui, et malgré ses conneries, on en vient à penser qu'il n'est finalement pas le pire manager du monde : par exemple, dans la saison 2, quand il est sous les ordres de Neil Godwin, un mec qui ne pense qu'au déficit de la boîte, on se demande qui est le pire manager des deux ; celui qui pense au profit, ou celui qui pense à être un ami avec ses employés ?

La forme est elle aussi soignée, avec le côté mockumentary qui est assumé jusqu'au bout. Renforcé par le jeu des acteurs - Martin Freeman, Ricky Gervais, Mackenzie Crook ou Lucy Davis - qui multiplient les petits regards en coin vers la caméra, les postures surjouées ou encore les monologues abscons face caméra, la série arrive à nous faire croire que l'on est dans une boîte réelle. J'ai vraiment eu l'impression de regarder une pièce de théâtre, une sorte de vaudeville burlesque et cruel dans lequel personne n'est épargné, mais où l'humain ressort sous son meilleur jour. Avec ses failles et ses qualités.

The Office n'est pas une sitcom comme sa cadette. C'est une pièce de théâtre exigeante qui assume son statut de documentaire, ce qui provoque des situations bien délirantes - notamment dans les deux "Christmas Specials" où Brent accuse le documentaire d'avoir sapé son autorité. C'est méta, c'est intelligent et c'est pas forcément si farfelu que cela. Bienvenue dans The Office.

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