Une succession de huit épisodes d'une énergie sans faille.

Avis sur The River

Avatar Le Blog Du Cinéma
Critique publiée par le

Souvenez-vous du mythique Cannibal Holocaust, sulfureux film de Ruggero Deodato dans lequel une équipe de sauvetage remontait la piste de journalistes partis explorer cet enfer vert dans très peu sont revenus, la jungle amazonienne. Vous l'avez bien en tête ? Sa moiteur, sa tension mystique se dégageant de chaque élément naturel, ce stress permanent gagnant chaque personne foulant cette terre ? A présent que le souvenir vous revient ajoutez-y un soupçon de Paranormal Activity, de Lost, de L'Exorciste, un peu de zombies par-ci par-là et une bonne dose de légendes urbaines et vous obtiendrez un succulent cocktail qui ravira les fans d'épouvante-horreur.

Tourné comme un documentaire amateur caméra à l'épaule, The River est une série de huit épisodes nous entrainant sur la route d'une équipe télévisée partie à la recherche de leur tête d'affiche mystérieusement disparue dans cet enfer vert depuis des mois. Certains sont là pour retrouver cet être aimé, d'autres sont simplement venus pour faire de l'audience. Une chose est néanmoins sûre, ils sont tous dans la même galère. Tout en gardant cette ligne directrice bien en vue, chaque nouvel épisode de The River propose un nouveau thème. De l'esprit démoniaque au culte mystique en passant par les zombies, les bateaux fantômes et j'en passe, les scénaristes ont créé un véritable univers autour de cet immense terrain propice au surnaturel qu'est la jungle amazonienne.

L'ambiance est parfaite avec ce sentiment d'oppression permanent, les effets visuels sont bien exploités et la mise en scène donnera quelques sueurs froides aux moins téméraires d'entre nous. Ajoutons à cela un casting tenant la route malgré quelques séquences un peu surjouées. Mention spéciale pour l'acteur Bruce Greenwood (Super 8, Star Trek, Truman Capote) magnétique à chacune de ses apparitions, aussi brèves soient-elles. D'ailleurs, c'est lors de longs et enivrants flashbacks retraçant son parcours initiatique vers l'inconnu que le mysticisme atteindra son paroxysme. Dommage que ces derniers ne soient pour le coup pas plus approfondis et qu'ils laissent le spectateur sur sa fin en ne dévoilant quasiment rien au final.

En résulte une succession de huit épisodes d'une énergie sans faille, entraînant le spectateur dans un torrent de surnaturel parfaitement exploité. Les amoureux du genre y trouveront leur compte, les autres passeront la soirée à se cacher les mirettes en attendant que ça passe. Petit aparté, n'attendant pas que la série dure une dizaine de saisons, il est néanmoins regrettable que, suite à une faute d'audience, ABC n'est pas souhaité continuer l'aventure une saison de plus. The River restera néanmoins dans les mémoires comme l'une des séries les plus innovantes de ce début d'année. Espérons qu'elle donne des idées à d'autres.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 795 fois
2 apprécient

Autres actions de Le Blog Du Cinéma The River