Sept à la maison, super-héros édition.

Avis sur The Umbrella Academy

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DISCLAIMER : La note est une note par défaut, une note "neutre" qui correspond à la moyenne (arrondie) de l’oeuvre au moment où on publie la critique. Seule la critique ci-dessous reflète donc notre avis.

Notation :

Si, si, la famille : ++++

No future : + + + +

Apocalypse pas tout à fait « now », mais dans pas très longtemps quand même : + + + + + +

La drogue, un mal nécessaire : ? ? ?

Citation :

« Au fait : le futur, c’est de la merde. »

Numéro 5, qui sait de quoi il parle puisqu’il en revient (mais qui aurait quand même pu prévenir qu’il fallait faire des stocks de PQ)

De quoi ça parle :

1er octobre 1989 : à plusieurs endroits du globe, des femmes qui n’étaient pas enceintes accouchent d’enfants extraordinaires. Ils sont tous recueillis par Brad et Angelina sauf sept d’entre-eux qui sont adoptés par Sir Reginald Hargreeves (Colm Feore), un milliardaire excentrique (terme poli pour qualifier toutes les personnes qui portent un monocle).

Ce dernier va fonder l’Umbrella Academy, et les entraîner à développer leurs différents pouvoirs (super-force, manipulation mentale, voyage dans l’espace et le temps, invocation des morts, etc) pour combattre le crime.

Brillant scientifique, gentleman distingué et fin combattant, le père adoptif n’en reste pas moins une personne antipathique avec des qualités humaines équivalentes à celles d’un manager de France télécom dans les années 2000. Ainsi, il appelle ses enfants par des numéros, n’est jamais content d’eux, et rabaisse continuellement Vanya / Numéro 7 (Ellen Page) qui est la seule à ne pas sembler développer de pouvoir en grandissant.

Après la disparition de Numéro Cinq (Aidan Gallagher), capable de voyager dans l’espace et dans le temps, puis la mort de Ben (Justin H. Min), l’Umbrella Academy est dissoute et les enfants partent vivre leur vie d’adulte chacun de leur côté. Mais en 2019, Sir Reginald décède. Alors que les enfants reviennent au manoir de leur enfance pour lui rendre un dernier hommage, Numéro Cinq revient du futur. Les nouvelles ne sont pas bonnes : l’apocalypse est pour dans huit jours. Les membres de cette famille dysfonctionnelle arriveront-ils à empêcher la destruction de la terre ?

Les points forts :

Des personnages bien écrits, des bonnes vannes, un scénario qui part dans tous les sens mais qui tient plutôt la route… et on doit tout ça à Gérard Way, le chanteur de My Chemical Romance, auteur de la BD originale. Qui aurait cru que le monde emo pourrait un jour apporter autre chose que beaucoup d’argent aux vendeurs de gel et d’eye-liner ?

Des folles aventures avec des super-héros un peu timbrés, un subtile dosage entre action et humour et surtout une excellente BO. Ça vous dit quelque-chose ? C’est normal, mais ça reste sympa à regarder.

De belles performances d’acteur, notamment Robert Sheehan (qui s’était déjà distingué dans Misfits, où il avait déjà une grande gueule et un super-pouvoir lié à la mort).

L'une des meilleures explosion de Tour Eiffel produite par la fiction américaine.

Les points faibles :

En tant qu’adaptation, la série prend beaucoup de libertés. Le BD est beaucoup plus délirante. Et désordonnée. Et drôle. En tout cas, Vanya y est beaucoup moins reloue. Il y a aussi beaucoup plus de flash-backs des missions de l'Umbrella Academy quand ils sont enfants. Klaus y est moins une loque et sait utiliser ses pouvoirs. Il y a plus de singes aussi, ce point étant clairement le plus gros point faible de l’adaptation, donc.

Le personnage de Vanya est super chiant. On a envie de la secouer pendant les huit premiers épisodes de la saison 1, et de la frapper dans les deux derniers.

Comme souvent dans les films/séries avec beaucoup de personnages, les membres de l’Umbrella Academy évoluent la plupart du temps en petits groupes et se séparent presque aussi souvent que les personnages dans les films d’horreur ou Ross et Rachel dans Friends. Certes, ça permet de développer leurs « quêtes personnelles » et de donner du temps d’écran à chacun, mais c’est aussi très frustrant pour le spectateur car s’ils restaient ensemble plus de 20 minutes, ça simplifierait beaucoup de choses (comme empêcher la fin du monde, au hasard).

La scène de danse entre Allison et Luther est longue, inutile et pénible. Pourquoi nous imposer ça ? C’est une série ou un clip d’Ed Sheeran ?

L’histoire ne dit pas si le mardi c’est ravioli à l’Umbrella Academy.

À quoi bon empêcher l’apocalypse en 2019 si c’est pour se taper 2020 juste après ?

Le saviez-vous :

Le personnage d’Hazel est joué par Cameron Britton, que vous aviez peut-être aperçu dans Mindhunter, où il joue le psychopathe Ed Kemper. Une performance qui lui avait valu de nombreux louanges, sa ressemblance (dans la voix, la gestuelle, etc) avec le « vrai » Ed Kemper étant particulièrement impressionnante. Bon, bien sûr, là il joue un tueur à gage qui ressemble à un comptable et qui voyage dans l’espace-temps, c’était plus difficile de jouer la carte du mimétisme.

Chacha est jouée par Mary J. Blidge. L'un des tubes de Blidge est justement Family Affair, on peut imaginer que c’était une manière pour elle de postuler pour ce rôle. Bon, elle a aussi chanté « No more drama », ce qui affaiblit un peu notre théorie.

Ce qu’il faut en retenir :

Si vous avez un père psychorigide, une mère robot et un tonton chimpanzé, super-pouvoirs ou non, il y a des chances que vous soyez un peu détraqués. 

Les conditions idéales pour regarder ce film :

En famille, avec des donuts à la confiture en attendant qu’un astéroïde anéantisse la planète.

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :

Les uchronies sur la guerre froide.

Prétendre que vous savez qui a VRAIMENT tué Kennedy.

Écouter les battements de votre cœur quand ça va pas super fort dans votre vie.

Parler aux mannequins en plastique chez C&A quand vous faites les soldes.

Créer une secte.

Relativiser vos complexes parce que vous avez quelques poils dans le dos.

Susurrer des phrases qui commencent par « J’ai entendu une rumeur » à l’oreille des gens.

Les super-héros, mais qui ont des fêlures (tous les super-héros donc).

Merci de votre lecture !

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