The Witcher (Saison 1) - Save the Destiny's child

Avis sur The Witcher

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DISCLAIMER : Seule la critique ci-dessous reflète notre avis. La note est une note par défaut, une note "neutre" qui correspond à la moyenne (arrondie) de l’oeuvre au moment où on publie la critique. Avant, on mettait automatiquement 5 mais il nous a été reproché de « fausser » la moyenne ou de le faire pour ressortir plus souvent dans le match des critiques. Espérons donc que cette nouvelle solution règlera le problème et contentera tout le monde. 


Notation :

Dragons comme dans Game of Thrones : +

Gens à poil comme dans Game of Thrones : +++

Scènes de bataille comme dans Game of Thrones : ++

Inceste royal comme dans Game of Thrones : +

Défenestration royale comme dans Game of Thrones : +

Budget de Game of Thrones : - - - - -

De quoi ça parle ?

Geralt de Riv (Henry Cavill) est un Sorceleur©, sorte de guerrier amélioré pour le combat, un peu comme Grace dans Terminator Dark Fate. On ne comprend pas trop pourquoi il peut faire un peu de magie mais pas trop, pourquoi il boit ce qui ressemble à du Salmiakki Koskenkorva pour se motiver, ni pourquoi sa perruque a une coupe pareille.

Bref, notre bon Gégé se balade à dos de canasson pour buter des monstres, et va se retrouver confronté à des sortilèges, des princesses plus ou moins heureuses, une sorcière plus ou moins bien gaulée et un barde un peu envahissant.

Tout ça pour découvrir qu’il a deux-trois trucs à régler avec sa mère, et que finalement le Destin, c'est comme l’herpès ou le démarchage par téléphone : on ne peut pas y échapper.

Les points forts :

Une fois qu’on a accepté qu’on ne comprendrait pas grand-chose avant 3 ou 4 épisodes, ça passe plutôt bien. On attend de voir comment les personnages vont être réunis, ce qui prend moins longtemps que dans le Seigneur des Anneaux ou Game of Thrones, fort heureusement.

Les costumes et les paysages sont plutôt chouettes, les monstres assez réussis, les scènes de combat simples mais bien pensées, en particulier les duels à l’épée. Dommage qu’il y en ait assez peu.

Henry Cavill qui, bien que toujours plus beau avec ses attributs capillaires naturels et une moustache, s’investit totalement dans son rôle. Surtout quand il se déssape, qu’il prend une voix très grave ou qu’il essaie de faire des blagues. Notons son petit grognement viril qui lui permet de réagir à 90% des situations qu’il rencontre.

En toute logique, le pantalon en cuir d’Henri Cavill mérite une catégorie « moulage de cul » aux Grammys (celle des Oscars est réservée à celui d’Idris Elba dans Hobbs & Shaw).

La série se déroule sur trois chronologies différentes : au début (quand tu ne remarques rien), au milieu (quand c’est soudain le bordel), et sur la fin (quand elles se remettent en place). Ça ressemble à un défaut, mais quand on finit par comprendre, on a l’impression d’être Einstein, ce qui a le mérite d'être valorisant.

Le barde Jaskier est plutôt marrant avec son accent très britannique. On sent le mec qui voulait à tout prix quitter l’Europe mais qui n’avait pas anticipé que ça serait pour se retrouver face à des araignées géantes.

Yennefer est une mage très puissante qui prouve son pouvoir en gardant un maquillage impeccable en toutes circonstances. Ça s’applaudit.

La plupart des personnages ne sont ni gentils ni méchants par défaut. Ils ont toujours une motivation pour agir comme ils le font. Même le barde oh qui valley n’a pour of plenty seul objectif oh que valley de vous foutre sa of plentyyyy chanson de merde dans la tête.

Les points faibles :

Dans la plupart des épisodes, Geralt se contente d’accomplir des quêtes secondaires, en rendant service au voisinage et aux personnes qui ont de quoi se payer ses services de dératiseur premium. C’est un peu frustrant parce qu’on aimerait qu’il se bouge plutôt le cul pour faire avancer l’histoire principale, mais en même temps, on ne peut pas lui en vouloir puisque perdre du temps dans des missions inutiles est ce que font 80% des joueurs de jeux en open-world et de The Witcher en particulier.

C’est de la fantasy, avec les défauts de la fantasy. On nous présente des tas de personnages avec des noms improbables, qui viennent de contrées qu’on ne situe pas. Heureusement, on apprend vite à ne pas trop s’attacher, et ils crèvent ou disparaissent rapidement.

Aussi : c’est de la fantasy alors ils se sentent obligés d’y coller des dragons. On sait que ça vient d’une bonne intention mais vu la gueule des trucs, on a de sérieux doutes. D’ailleurs, ils trouvent le twist ultime pour faire des économies en en faisant des transformistes. Prenez ça, Benioff et Weiss !

Malheureusement, l’éclairage sur la chronologie arrive au bout du 4ème épisode. Et 75% des spectateurs auront arrêté au troisième.

L’histoire principale a l’air bien. Et a surtout l’air d’être dans la saison 2.

On n’apprend jamais ce qui est advenu du cochon vendu plus cher que Yennefer. Espérons qu’il coule des jours heureux dans un château où il conseille un roi végétarien.

La théorie populaire qui veut qu’un monde gouverné par des femmes ne connaitrait pas la guerre prend un sacré coup de sabre dans la nuque. Mais au moins, la reine belliqueuse sait faire une entrée à laquelle on a envie d’assister.

Tout l’arc narratif de Ciri est un peu relou puisqu’elle se contente de courir dans les bois sans trop savoir ni où aller, ni qui elle fuit, ni quels sont ses super-pouvoirs, ni sur qui elle peut compter, ni pourquoi elle a dû se teindre les sourcils. Bref, elle en sait autant que Jon Snow (autre point commun avec Game of Thrones), ce qui ne manque pas d’ironie vu qu’elle porte le même nom qu’un célèbre assistant vocal censé avoir réponse à tout.

Autre problème des noms à coucher dehors : on passe potentiellement à côté d’une aventure où Gérard doit sauver la reine Yvonne et la princesse Marcelle avec l’aide de Gontran le dragon et de Jennifer la magicienne. C’est un peu dommage.

Le saviez-vous :

Quelques années après la fin de cette histoire, Ciri obtiendra 20/20 à son épreuve de 3×500 au bac de sport.

La fanbase de Witcher est constituée de fans de littérature fantastique ET de gamers. Autant dire que le pari était osé.

Ça fait des années que ladite fanbase réclame Mads Mikkelsen dans le rôle principal. Ne pouvant accéder à leurs demandes, la prod a quand même fait l’effort d’embaucher son grand frère Lars dans le rôle d’un magicien un peu psychopathe. Kif kif.

Le sortilège qui rend bonasse gomme toutes les difformités, y compris la frange.

Ce qu’il faut en retenir :

Si la série réussit vraiment à devenir "Le nouveau Game of Thrones", on n’a pas fini de bouffer des tutos « Comment mettre les lentilles de couleur » ou « Fabriquer une robe avec 3 rouleaux de cordage ».

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