Démons et d'ère vieille

Avis sur Thunderbolt Fantasy

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Skidda et Dominus41 en ont déjà dit beaucoup mais je vais quand même en remettre une couche concernant...
PARCE QU'IL FAUT VOIR ÇA, C'EST TOUT !!! Mmmh, je vais essayer de ne pas autant m'exciter que lors de ma découverte de Legend of the sacred Stone... Donc :
... Concernant le studio PILI INTERNATIONAL, car il est indéniable que derrière les casquettes de créateur et scénariste du japonais Gen Urobuchi de chez Nitro+ (j'en profite pour conseiller le sympathique jeu de baston 2D "Nitroplus Blasterz: heroïne Infinite Duel" dispo sur Steam), on retrouve avant tout le travail de la famille Huang, et donc du studio PILI, marionnettistes depuis 5 générations et légendes vivantes taïwanaises.

C'est lors d'un voyage à Taïwan que Gen Urobuchi découvre le studio PILI, notamment la série "Legend of the sacred Stone" (je vous épargne le vrai nom), et décide ni une, ni deux de l'adapter pour le marché japonais. Cette série aux innombrables épisodes (courts, environ 10 mins chacun) passent à la télé taïwanaise depuis des années avec toujours autant de succès.

Son créateur, Chris Huang, Dieu vivant de la marionnette, est le fils de Huang Chun-Hsiung, légendaire marionnettiste, Kurosawa de la marionnette niveau popularité en son pays, et c'est son petit fils, Liang-Hsun Huang et son père Chris qui tiennent les rênes de Thunderbolt Fantasy.

Du coup, le show est forcément une tuerie ! Deux saisons et un long métrage sont sortis et la qualité et le respect du travail de la famille Huang sont aux avants-poste. On retrouve tout ce qui fait le charme unique de leurs Puppets Wu Xia pian (récits de capes et d'épées chinois).

C'est l'avantage de Taïwan, un parfait mélange de la culture chinoise, japonaise et occidentale. Le Fantastique est à Taïwan chez lui, on raconte que tous les démons et autres créatures mystiques (païennes pour ainsi dire) de la culture fantastique chinoise, se sont réfugiés, ou se sont tous donnés rendez-vous au choix, sur l'île, et ça ne fait pas de doute lorsque l'on visite ce beau pays (oui, je dis pays si je veux).

Les guerriers volants, les armes légendaires, les monstres des Enfers, les innombrables Dieux et Démons élémentaires sont partie intégrante de la culture traditionnelle taïwanaise et l'on retrouve logiquement tout ceci dans Thunderbolt Fantasy, très proche de Legend of the sacred Stone, avec des effets pyrotechniques et sfx remis à jour (LOTSS date de 2000).

À part ça, il s'agit donc d'un parfait récit chevaleresque d'un guerrier solitaire et rebelle qui croise par inadvertance la route d'une princesse / moine / protectrice d'une arme toute puissante pouvant détruire un démon, elle-même pourchassée, et qui va s'engager à sa rescousse sans le vouloir, grâce à la subtilité et la ruse d'un mystérieux et influent personnage fumeur de pipe qui l'embringue dans cette aventure. S'en suit une quête menée par un groupe de guerriers qui maîtrisent leur sujet vers le Château des Enfers d'un Seigneur maléfique surpuissant et de ses sbires, qui lui veut absolument récupérer les différentes parties de l'épée légendaire.

Le récit se suit aux petits oignons avec de beaux retournements, le rythme est soutenu, les chorégraphies sont magiques, les personnages charismatiques, les dialogues percutants et loin d'être niais, les décors parfaitement en adéquation avec l'ambiance mystique. Il n'y a guère que certaines répétitions un peu inutiles pour venir ternir le tableau. Bref, c'est du grand art, IL FAUT VOIR ÇA ! D'autant plus si vous aimez le Wu Xia pian.

J'en profite aussi pour vous diriger vers une galerie de marionnettes PILI photographiées lors de mon voyage à Taïwan. :pub:

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