Je n'essaie plus depuis longtemps de convaincre les gens qui n'ont pas les mêmes goûts que moi, les goûts c'est personnel et ça ne se commande pas.
Et de mes 3 séries préférées, Breaking Bad et Bojack Horseman sont des cas plus faciles à défendre lorsqu'il sagit d'expliquer leur perfection.
Buffy rebute des gens.
Son ton adolescent, ses personnages souvent clichés au début, et quelques répliques dégoulinantes d'un romantisme un peu dark qu'on imagine convenir également à d'autres sagas vampiresques qui ne méritent pas d'être prises au sérieux... bref, il est facile de la juger de manière trop hative!
D'autant plus que ses épisodes les plus médiocres se concentrent tous dans la 1ère et dans le début de la 2ème saison. Et oui, à l'époque il y avait une vingtaine d'épisodes par saison, avec parfois des "épisodes filler" ou presque, ou en tout cas des "monstres de la semaine" qui retardent l'intrigue de la saison d'une façon qui doit sans doute frustrer ceux qui n'ont pas connu ou ont oublié le format de cette époque!
Mais si vous arrivez à supporter ces épisodes en question, que la 1ère saison vous fait juste gentiment sourire au lieu de vous faire fuir, alors je vous promets que votre patience sera récompensée.
Dès le milieu de la saison 2 le ton devient parfois plus grave, les thèmes plus sérieux, et l'éciture n'a de cesse de s'améliorer au travers de dialogues plus profonds, plus drôles parfois aussi, avec une consience de soi et une auto-dérision délicieuse, mais surtout des personnages dont l'évolution lente et logique rend parfaitement hommage au format sériel, et certains épisodes qui se placent aisément au panthéon de l'histoire de l'art (oui carrément! Les fans ont la chance de savoir exactement de quoi je parle, et tant pis pour les autres!) !
Buffy est un chef-d'oeuvre qui se cache bien, je suis loin d'être le seul à le dire.
Si vous avez la chance de ne pas la détester, alors vous finirez par l'adorer, c'est sûr!