Cela fait 15 ans que j'ai lu les livres. Bien que j'aie pu oublier certains livres parmi les 14, j'avais encore des souvenirs assez précis des aventures. En 2017, j'avais raté cette série que j'ai rattrapée rapidement (vu en 10 jours).
La série est excellente. Surtout dans la fidélité (presque) par rapport aux livres, que ce soit les phrases, les scènes, les personnages. J'ai eu l'impression de voir les livres avec des images animées.
Le jeu des acteurs est très bon, bien évidemment Neil Patrick Harris se révèle excellent (encore une fois) et peut incarner n'importe quel rôle dans un rôle ou dans une série (vu que le conte Olaf change de nom et d'apparence dans chaque épisode).
Le rôle le plus détestable (et donc interprété avec brio par K. Todd Freeman) serait celui du banquier, qui se révèle être un lèche-bottes, idiot à un niveau astronomique, qui ne voit rien et ne comprend rien, marié à une journaliste arriviste, prêt à assister à un bûcher d'enfants, car la règle, c'est la règle (d'où le titre de la critique).
Les deux épisodes les plus "effrayants", celui où la folie, la violence et l'horreur sont au rendez-vous seraient le 7 et 8 de la saison 2. L'atmosphère lugubre et huis clos de l'hôpital, avec Olaf qui veut découper Violette, kidnapper la directrice, brûler les lieux, renforce ce côté flippant où l'on dirait que la série prend une tournure vraiment adulte. Sans oublier une Esmée diabolique dans son costume noir et blanc tout droit sorti des enfers, où il n'existe plus une once d'humanité dans ses yeux.
J'ai noté quelques références lourdingues aux fêtes juives dans l'épisode 5 et 6 de la saison 2 sans me rappeler si c'était dans les livres.
J'ai beaucoup ri avec Kitana Turnbull qui incarne Carmelita Spat, apprentie malfaitrice.
Bref, si vous avez aimé les livres, à voir... mais si vous n'aimez pas la misère et la tristesse, comme le dit Lemony, Go away !