👉 17 juin : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Il y a forcément une grosse attente quand on entre dans l’univers de « From Dusk Till Dawn : The Series », en particulier quand on est fan de l’univers Tarantirodriguesque. Et c’est sans la moindre culpabilité que je me suis laissé entrainer dans cette nouvelle histoire des frères Gecko, ou plutôt dans cette chevauchée 2.0 du film original. Avant de donner mon avis, je tiens à rigoler doucement de ceux qui auront jugé cette série dégueulasse et sans saveur… au bout d’un épisode et demi. Après on se demande pourquoi la note n'est que de 4/10... Bref.

Passons aux choses sérieuses, ou pourquoi cette série, à mes yeux, frise le génie. Dans son casting, premièrement. J’imagine bien le visage de DJ Cotrona (Seth Gecko) quand notre Robert Rodriguez international lui propose le rôle. Reprendre Clooney dans une de ses meilleures prestations, faut avoir les « cojones ». L’attente est encore plus importante avec Richie Gecko (Zane Holtz), un personnage que les fans veulent voir, dans sa folie et sa tourmente, bien plus longtemps que dans le film original. Mission accomplie pour les deux acolytes, qui plus encore que reprendre, réinventent. On retrouve les mimiques de Clooney, certaines phrases cultes, beaucoup de références, mais on va bien plus loin en offrant une véritable identité aux moindres rôles présents dans la série. Dans un autre style, Eiza Gonzalez est probablement l’actrice la plus sexy du paysage audiovisuel actuel, ça aussi, c’est un fait. N’ayant rien à envier à Salma Hayek (je vous jure), son personnage de Santanico est parfaitement travaillé pour que le spectateur s’y accroche, à l’instar de n’importe quel Earl McGraw ou autres Jacob Fuller. Personnages qu’inconsciemment (ou consciemment), chaque fans du film original voulaient découvrir d’avantage. Rodriguez l’avait annoncé, une épopée comme « From Dusk Till Dawn » est bien trop importante pour se suffire à un seul film (ouais, parce que faut pas déconner, les suites en direct to DVD, on s’en passera)...

Deuxième point fort, le scénario. On ne le dira jamais assez, mais l’inventivité du père Rodriguez frôle l’insolence. Il installe une ambiance, recrée totalement l’univers du film à son image (ne vous fiez pas aux apparences, les 5 dernières épisodes sont complètement différents du film, au point qu’on se laisse aller avec plaisir dans l’intrigue) en y incorporant de la mythologie, en réinventant le thème du vampire, ou en permettant à des personnages de s’exprimer (Sex Machine est foutrement bien utilisé). Visuellement, le gore s’ajoute et on jubile sans modération même si la encore, la nouvelle dimension que prend la série demeure plus sérieuse, plus proche des protagonistes, et parfois moins fun que le film qu’elle reprend. From Dusk Till Dawn n’étant donc pas qu’une série, mais bien une histoire, un roman à savourer épisodes après épisodes comme un film de 8 heures, car tout s’emboite, se chevauche, se rencontre.

Alors il ne faudra pas regarder ce commencement (une deuxième saison est déjà prévue) d’histoire comme une copie conforme de l’original, auquel cas certains éléments pourraient décevoir l’audience, mais bien comme une réécriture portée par des protagonistes dont aucun n’est laissé au hasard. Robert Rodriguez s’offre le luxe de filmer six des dix épisodes proposés (ça aussi, ça fait plaisir), et se donne corps et âme dans son projet, lui qui aurait pu tout simplement aligner les biftons et surveiller ça de loin. Pour les amateurs, la bande originale est digne du long métrage d’origine, choisit par Rodriguez himself, ce qui vous donnera une idée de ce à quoi vous attendre.

Une série qui en ravira certains, qui en décontenancera beaucoup d'autres malheureusement, mais une œuvre osée et convaincante, hommage d'un homme à une histoire qui lui est chère. Une preuve que Robert est bien décidé, 20 ans plus tard, à nous faire revivre sa nuit en enfer pour notre plus grand plaisir…
ElNuggets
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à sa liste Top 10 Séries

il y a 8 ans

13 j'aime

2 commentaires

Une nuit en enfer : la série
ElNuggets
8

Ilt's a "long" dark night...

Il y a forcément une grosse attente quand on entre dans l’univers de « From Dusk Till Dawn : The Series », en particulier quand on est fan de l’univers Tarantirodriguesque. Et c’est sans la moindre...

Lire la critique

il y a 8 ans

13 j'aime

2

Une nuit en enfer : la série
sebskriab
1

In my opinion...

Ça y est! j'ai trouvé ma pire série de ces 10 dernières années! Je n'ai jamais rien vu (et la concurrence est rude) d'aussi visuellement laid et pauvre, d'aussi douloureusement mal joué, d'aussi...

Lire la critique

il y a 8 ans

4 j'aime

Une nuit en enfer : la série
Xtrempyro
8

La véritable histoire d'"Une nuit en Enfer" ?

Cette série a été pour moi une véritable surprise. Produite par Netflix (désormais un gage de qualité?), elle reprend le désormais culte "Une nuit en Enfer" de Robert Rodriguez. Simple remake ? Et...

Lire la critique

il y a 7 ans

3 j'aime

Réussir ou mourir
ElNuggets
7

Hustler's Ambition

Deux choses me font rire quand on parle de "Réussir ou Mourir", biopic inspiré de l'histoire de Curtis Jackson, alias vous savez très bien qui. La première, c'est la faculté de certaines personnes à...

Lire la critique

il y a 8 ans

12 j'aime

1

Jarhead - La Fin de l'innocence
ElNuggets
10

On est encore dans le désert.

Entre hommages vibrants aux films historiques d'hier et... d'hier ("Full Metal Jacket", "Apocalypse Now" notamment), entre pluie d'or noir en milieu hostile et humour grinçant, presque malsain,...

Lire la critique

il y a 8 ans

2 j'aime

1

Fury
ElNuggets
8
Fury

"Jamais eu meilleur boulot"

Vous savez, y a toujours une phrase, un genre de slogan collectif que le spectateur de base va s’empresser de sortir à son voisin de gauche en fin de séance. Pour ça, il faut encore la trouver, cette...

Lire la critique

il y a 7 ans

1 j'aime