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Les meilleurs livres sur le cinéma selon Didon Elyssa

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par Didon Elyssa est une réponse au sondage Les meilleurs livres sur le cinéma
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    Les Films (1991)

    Sortie : 1991. Cinéma & télévision et essai.

    Livre de Jacques Lourcelles

  • 3

    Quatre ans de cinéma 1940-1944 (2009)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Lucien Rebatet

  • 4

    Analyser un film (2012)

    Sortie : 2012. Essai.

    Livre de Laurent Jullier

    "Analyser un film" constitue une excellente introduction à l’analyse filmique, véritablement indispensable à tous les critiques qui sévissent sur ce site. Laurent Jullier vante ici les vertus de l’analyse symétrique : en se fondant sur l’émotion individuelle et collective éprouvée face aux films, il les analyse ensuite scrupuleusement, méthodiquement, jusqu’à proposer une interprétation interdisciplinaire, "en petits morceaux" (piecemeal theory), sous l’influence de la poétique mise en place par David Bordwell.

    Cet essai se trouve par ailleurs structuré en trois grandes parties, parfaitement claires et soigneusement rédigées : l’analyse de l’histoire, l’analyse des formes, et quinze interprétations de longs-métrages. Laurent Jullier y réserve une grande place aux théories anglo-saxonnes, souvent méconnues ou moquées en France. De fait, il met au jour des outils plus ou moins intéressants, des premières Cultural Studies à leurs malheureuses déclinaisons, les Gender Studies, les Queer Studies, mais aussi le néodarwinisme et les autres billevesées dans l’air du temps. Le professeur gagne cependant à cette imprégnation une grande variété d’exemples, cultivés sans mépris aucun, de "L’Aurore" à "Spider Man", de "Gardien de phare" au "Monde de Narnia", chaque film se trouvant resitué dans son contexte social, historique, générique, et les horizons d’attente qu'il sous-tend.

    Tout au plus peut-on regretter des résumés confus en fin de chapitres, confusion d’autant plus surprenante que toute la démonstration s’avère quant à elle d’une ahurissante limpidité.

    N.B. : Adepte d’une approche esthétique, j’ai grandement apprécié la description de Laurent Jullier :

    "Elle prend volontiers pour objet, en effet, "ce qui résiste" - l’entre-images, l’à-côté, le pli, le tremblement, le déplacement, l’écume, sans parler du je-ne-sais-quoi [...] ce sentiment fuyant qui échappe à la fois aux sensations physiques et aux raisonnements. Ainsi se trouvent défendues une autonomie et une irréductibilité du sentiment esthétique à quoi que ce soit d’autre."

    Et une narquoise réserve danse encore devant mes yeux :

    "[Mais] à force d’autonomie et de recours systématique à l’intuition, aussi, elle est guettée par l’endogamie, la subjectivité de jugement de goût et par le belles-lettrisme, c’est-à-dire la mesure de la réussite des textes par leur beauté intrinsèque."
  • 5

    Fantômes du cinéma japonais (2011)

    Sortie : . Culture & société.

    Livre de Stephane du Mesnildot

  • 6
  • 7

    Nanarland, épisode 1 (2015)

    Sortie : . Culture & société et cinéma & télévision.

    Livre de François Cau

  • 8

    Nanarland : Le livre des mauvais films sympathiques - Épisode 2 (2016)

    Sortie : . Culture et société et essai.

    Livre de Nanarland et François Cau

  • 9

    Quel est ce film (2012)

    Name That Movie

    Sortie : . Beau livre.

    Livre de Paul Rogers

  • 10

    Introduction à l'analyse de l'image - 3e édition (2015)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Martine Joly

    Cette "Introduction à l’analyse de l’image" propose les bases d’une méthodologie de l’analyse de l’image fixe (tableau, photographie, affiche de publicité,…), aisément transposable à celle de messages plus complexes comme l’image médiatique ou cinématographique. Dédicacée à Christian Metz, elle reprend divers outils de la sémiologie du cinéma et de la sémiotique visuelle, souvent inutilement jargonnants.

    Les trente premières pages, fort mal rédigées, confuses, embrouillent la question « Qu’est-ce qu’une image ? », quand une simple définition tirée d’un Robert eût permis de cerner ses enjeux. On a parfois l’impression d’une étudiante en Master 2 peinant à rédiger son avant-propos, sans la moindre idée de ce qu’une note de bas de page peut bien signifier. Pour une troisième édition, de grosses coquilles demeurent : Lucien Maison et non Lucien Malson aurait écrit "Les Enfants sauvages", et la citation de Victor Hugo "Tu es mon lion superbe et généreux" se trouve reprise à l’envi, sans que jamais Martine Joly ne mentionne le fait qu’il s’agit d’une citation de la pièce de théâtre "Hernani".

    Au gré des vulgarisations et des théories de seconde main, reconnaissons tout de même que des rappels utiles sont effectués, et que l’analyse complète d’une publicité Marlboro Classics s’avère précieuse, dans son intelligente prise en compte du message plastique de l’affiche. De fait, l’auteure semble beaucoup plus à l’aise avec la fonction conative du message visuel (base des billevesées communicationnelles) qu’avec sa fonction expressive, émotive ou poétique (les études succinctes d’œuvres picturales en attestent).

    Demeure ainsi un style maladroit, dont l’outrecuidance (« il ne faut pas croire que… », « certains pensent que »…) et le manque d’humilité (une vingtaine de notes en bas de page renvoient à l’œuvre… de Martine Joly), contreviennent à la visée pédagogique de l’ensemble.