Mélancolie norvégienne

Avis sur Oslo, 31 août

Avatar Patrick Braganti
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Pour filmer vingt-quatre heures de l'existence de son héros qui a tout d'une non-vie, le norvégien Joachim Trier met à profit dans Oslo, 31 août son expérience d'ex-champion de skateboard puisqu'il y transfère la notion du déplacement et du flottement, notion on ne peut plus adéquate pour décrire l'état d'esprit d'Anders et son rapport au monde, ou plus exactement son absence de rapport, son détachement progressif et son incapacité inexorable à se reconnecter avec son environnement (emploi, amis et famille). En fin de cure de désintoxication, Anders, la trentaine, beau jeune homme au regard clair et per&cc