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Avis sur

Savages

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Oliver Stone revient au cinéma avec un nouveau film. Oliver Stone. Platoon. Wall Street. Né un 4 juillet. JFK. Tueurs Nés. U-Turn. Autant de noms qui ravivent d’excellents souvenirs. Et puis un film sur Bush, sur le 11/9, le pas très bon Wall Street 2. A croire que les films dans l’actualité ne sont pas son fort.
Heureusement, Savages arrive et on peut espérer retrouver le réalisateur de l’Enfer du Dimanche.

Peut-on d’ailleurs ? Pas complétement.

Savages s’ouvre de belles images de Californie. Plage, surf, filles en mini bikini faisant du beach volley, grosses voiture, plein de soleil. Des gens beaux, bronzés, riches. Fermez les yeux, vous verrez mieux le topo, un brin idyllique, accompagné de bonne musique un peu forte. Vous y êtes ? C’est là bas que vivent Chon et Ben. Le premier (Taylor “John Carter” Kitsch) est un ancien militaire qui a trainé en Irak, un peu le coté badass du duo. L’autre (Aaron “Kick Ass” Johnson) est plus cool, le genre à partir en Afrique aider à la construction de puits ou à partir se retirer sur une île d’Indonésie. Ils ont deux passions communes : cultiver la meilleure marijuana des USA et Ophelia.
Ophelia (Blake Lively) est une fille sublime, n’ayons pas peur des mots. Et elle les aime tous les deux. Ensemble, ils vivent de drogue, d’argent et d’amour à trois. Mais quand ils vont se retrouver dans la ligne de mire d’un cartel mexicain, les ennuis vont commencer.

Le chef du Cartel, une femme un poil caricatural incarnée par Salma Hayek, accompagnée par un Benicio del Toro au sommet de son art va faire enlever “O” et jouer avec les deux trafiquants. A cela, il faut mêler un flic ripoux incarné par John Travolta.
Benicio del Toro est en grande forme, mais il n’est pas le seul. Travolta cabotine juste comme il faut et Hayek assure. Coté “gentils”, Aaron Johnson prouve une nouvelle fois qu’il a tout d’un grand et Taylor Kitsch tient la route. Reste Blake Lively malheureusement un peu pénible et pas seulement parce qu’elle raconte l’histoire en voix off, permettant à Oliver Stone d’accélérer son histoire puisqu’elle résume tout ce qu’on voit à l’écran.

Stone, lui, filme ses acteurs avec talent, trouvant parfois de jolies trouvailles de mises en scènes, quelques inserts audacieux. Mais surtout, il voue un amour incroyable pour la comédienne blonde. Si elle ne joue pas de manière démentielle, elle illumine chacune de ses scènes et déborde de sensualité et de sexualité. Une scène assez sulfureuse mais sans doute raccourcie au montage est la preuve flagrante qu’Oliver Stone aime filmer sa comédienne et elle le lui rend physiquement bien.

Savages est donc comme son nom l’indique un film bien sauvage. De part le charme brut de sa comédienne mais aussi de son histoire, cash, parfois très violente, alternant des scènes au bord de l’eau et des moments beaucoup plus sanglants. L’ensemble se tient assez fortement mais il manque un petit quelque chose pour que ça soit un grand film.
Peut-être est-ce une impression de déjà-vu. Malgré l’ambiance particulière, ça reste une histoire de règlements de comptes entre voyous sur fond de drogues pas bien originale et qui n'a rien à apporter au genre. Ou alors la faute revient à Lively. Elle a beau être lumineuse comme tout, elle n’est pas à la hauteur des autres comédiens et on a finalement beaucoup de mal à prendre leur histoire d’amour à trois, et à le voir autrement qu’un threesome.

Au final, Savages est un film sympathique, agréable à regarder. On passe un vrai bon moment mais pas sûr qu’on s’en souvienne encore dans longtemps. Olivier Stone n’est pas “de retour” mais il remonte une pente devenue un peu trop glissante. Et ça, c’est déjà une bonne nouvelle.

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