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Shrek 4 : Il était une fin

Avatar Xidius
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Il était une fois, dans un pays fort fort lointain au début des années 2000, un film d'animation inattendu qui fît la surprise. Ce film, c'était Shrek, sympathique comédie qui dynamitait dans la joie et la bonne humeur les contes et classiques Disney. Un succès tel que quelques années plus tard, l'ogre vert remit ça dans une suite très réussie dans laquelle les clins d'œil et hommages au cinéma s'enchainait à une vitesse folle, enfonçant un peu plus le clou et la réputation de la nouvelle licence.

Comme jamais deux sans trois, Dreamworks livra un troisième chapitre et là... C'était le drame.

Se reposant sur ses lauriers, Shrek, désormais laissé entre les mains d'autres que celles de son créateur Andrew Adamson (parti faire Narnia...), était devenu ronflant, gentillet, et avait perdu son ton grinçant dans un film que beaucoup ont préférés oublier. Sage décision, mais pas pour les studios qui décident aujourd'hui de livrer un ultime opus à son géant vert pour clore la chose comme il faut et peut être faire oublier le Troisième ou du moins pour terminer sur une note positive. Voici donc le retour de Shrek, l'âne, Fiona, Chat Potté et toute une galerie de personnages bien connu pour un épisode que l'on espérait comme un retour aux sources...

Le synopsis semble d'ailleurs se plier à nos exigences puisque ce 4ème opus pourrait presque s'intituler Shrek Reloaded. Au début du film, Shrek mène une existence digne d'un conte de fée, avec une femme qui l'aime, ses 3 enfants, une bande d'amis fidèles et un train de vie paisible, les hommes admirant même celui qui les effrayait auparavant. Seulement tout ça est en contradiction avec son statut d'ogre et vite débordé par la monotonie d'un environnement qui l'épuise, notre bonhomme vert va signer un pacte avec un magicien revanchard pour revivre une journée à l'ancienne, à effrayer tout ce qui bouge et à faire le monstre. Avec un pitch pareil, on pourrait croire que Mike Mitchell, nouveau réalisateur sur la franchise, et les studios Dreamworks ne sont pas les seuls à avoir étés déçus par le troisième opus tant celui-ci était finalement devenu un conte de fée comme tant d'autres alors que les premiers films parodiait ouvertement le genre, non sans respect cependant. L'idée de retourner à la base de l'histoire et au côté bête maudite par les hommes du personnage peut apparaître simpliste et facile mais elle permettait de revenir au cœur de ce qui faisait le sel des deux premiers opus, de retrouver la quintessence d'une licence si sympathique avant le dérapage du trois.

Pourtant, quelque chose ne colle pas rond dès l'arrivée de l'ogre dans la « dimension parallèle », un détail qui fait toute la différence : Shrek est resté le même.

Pas celui du premier, mais celui du dernier opus, gentil, un poil grincheux mais plus aussi bestial et gaffeur sur les bords. Shrek s'est rangé et du coup, à peine a-t-il le temps de faire peur à trois passants qu'il repart à la conquête d'une Fiona guerrière, en passant la durée du film à se plaindre de son erreur, du fait qu'il ait été égoïste ou encore de combien il aime sa vie et qu'il sera prêt à tout pour la récupérer. Il est devenu plus que jamais un héros de conte de fée certes un peu différent mais qui va vivre une dernière aventure ultra classique dans son déroulement et que l'humour bien assagi du film ne sauve jamais, d'autant plus que la surprise est désormais bien estompée.

Reprenant même certains gags des précédents, ce 4ème épisode peine à étonner son spectateur qui fini par regarder la chose avec une certaine indifférence vu que rien n'arrive à enlever au long-métrage l'impression de déjà vu qui s'en dégage.

L'animation n'est plus vraiment spectaculaire puisque on a déjà vu mieux ailleurs et chez Dreamworks même dont le Dragons avait au moins le mérite d'utiliser sa 3D efficacement, ce qui n'est absolument le cas ici, le relief n'ayant pour ainsi dire aucune utilité malgré un rendu impeccable. De même, la réalisation de l'ensemble est en mode automatique et livre quelques plans intéressants mais hélas trop courts, comme cela avait déjà pu être le cas chez la concurrence dans l'Age de Glace 3, tandis que les nouveautés proposées par le film sentent le recyclage d'éléments déjà présents auparavant, excepté pour la troupe d'ogre guerriers dans laquelle va se retrouver Shrek et qui rappelle curieusement les orcs débiles d'univers comme celui de Warcraft. Une idée peu exploitée tout comme celle de la Fiona Guerrière qui finira par s'assagir bien assez tôt alors que l'on croise parfois quelques clins d'œil à d'autres films comme ça avait été le cas auparavant sauf qu'ici cela semble avoir été fait par obligation et non par plaisir, l'effet obtenu n'ayant plus rien à voir avec le foisonnement de références ininterrompu du 2.

Tout bien réfléchi, l'ensemble est à l'image de la fin du film : c'est ni plus ni moins qu'un copier coller des 3 autres conclusions/génériques de la saga et même si le constat est triste, il est criant de vérité.
On espérait de ce 4ème opus qu'il passe l'éponge sur le précédent assez raté et pourtant, la déception pointe une fois de plus le bout de son museau. « Il était une fin » est un épisode inutile et anecdotique, plombé du début à la fin par le sentiment que les studios Dreamworks ont déjà fait depuis longtemps le tour du sujet car au fond, voir Shrek faire tout juste ce qu'il parodiait si habilement à ses débuts est plus embarrassant qu'autre chose.
Définitivement, la fin de Shrek était pour le deuxième film.

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