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X-Men : Le Commencement

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On va faire un bond dans le temps et revenir à 2000. OU plutôt à 1944, date à laquelle se passe la fameuse scène de X-Men premier du nom, avec le jeune Eric Lensherr qui se voit séparé de sa mère par des nazis et qui déforme, pour la première fois, le métal.
C'est sur cette scène que démarre X-Men Le Commencement de Matthew Vaughn, donnant directement le ton : on est en terrain connu. Si le réalisateur a changé, Bryan Singer n'est pas loin et ça se voit.

Comme le réalisateur d'Usual Suspect en a l'habitude, il livre ici un produit fini, soigné, net, précis et sans bavures. On peut même le dire dès à présent : à deux, avec le réalisateur de Kick Ass, ils signent un des meilleurs films de super héros de ces dernières années, enterrant sur son passage toutes les Nolaneries et autres films produits par un certain...Marvel Studios.

X-Men First Class démontre qu'on peut faire un prequel sans basculer dans l'origin story uniquement destinée à introduire des personnages mais aussi qu'on peut faire un film sans être coincé dans l'univers auquel il appartient. Le film n'est pas, contrairement à Thor ou Iron Man, qu'on moyen d'introduire une suite mais bel et bien une histoire à part entière, respectant ses prédécesseurs tout en créant sa propre mythologie.

La première bonne idée a bien entendu été de faire Le Commencement après deux excellents films, un troisième très bricolé et un désastreux spin off (qu'on préfère d'ailleurs ici oublier). On est donc, comme je le disais, en terrain connu et on n'a plus besoin de présenter les Enfants de l'Atome au public. X-Men Le Commencement entre donc vite dans le vif du sujet, un sujet complétement historique.

En effet, quand Chris Nolan tente vainement de faire un Batman moderne en le filmant en pleine lumière et en rendant plus ou moins crédible sa panoplie de justicier, Bryan Singer (qui co-écrit l'histoire) préfère inclure son film dans une véritable réalité : l'histoire. Le Commencement se déroule donc en pleine guerre froide, période à laquelle apparaisse les premiers mutants qui, sous l'impulsion de Charles Xavier épaulé par la CIA, vont se regroupe.

Grâce à la jolie mise en scène de Matthew Vaughn, qui s'est largement calmé depuis Kick Ass, et surtout grâce à l'interprétation de très bons acteurs -en particulier James McAvoy en Xavier, absolument brillant, et un beau choix d'actrice dont la très jolie Jennifer Lawrence- nous allons donc découvrir les premiers mutants et ceux qui deviendront les X-Men, luttant contre un ennemi du nom de Sebastian Shaw – sorte de pré-Magneto, et pour cause. Pendant que cet ennemi manipule les politiques pour son propre compte, Xavier et Lensherr vont recruteur de leur coté une jeune équipe et la former pour qu'enfin les deux teams puissent s'affronter.

Alors que nous sommes donc en pleine guerre froide, les puissants découvrent donc les mutants et ce qui était à la base un conflit Est Ouest pourrait bien se muter (ah ah) en un conflit humains versus mutant comme les X-Men nous l'ont souvent montré dans le comic.
D'ailleurs, à propos de comic, le film montre la formation et l'entrainement des premières recrues de Xavier mais fait aussi mais n'est pas pour autant avare en action. La scène finale est du super héros pur jus, sans retenue, avec de multiples personnages ayant tous leurs moments, de nombreux pouvoirs, des héros qui volent... Ce que vous avez vu dans les différentes bandes annonces n'est qu'une petite partie de ce qui est montré à l'écran.

Enfin, tout en créant sa propre mythologie, le film s'inscrit dans la lignée de ceux de Bryan Singer, reprenant les éléments clés de la saga : comment Eric est devenu Magneto, comment Xavier est devenu le professeur X (dans une scène qui ne manque pas d'émotions), etc... sans parler de quelques cameos bien trouvés dont un particulièrement excellent dont on ne dira rien ici.

X-Men Le Commencement est donc la preuve flagrante qu'en 2011 on est encore capable de faire du super héros de haute volée, un film riche, dense, pas trop moderne, pas trop coincé dans un univers.
Bryan Singer avait quitté la franchise X-Men pour tenter sa chance chez Warner/DC avec un Superman joli mais un peu vide d'action. Il a bien fait d'y revenir, et on ne peut que souhaiter qu'il y reste longtemps. Il fait partie, avec une petite poignée d'autres dont Sam Raimi, des rares metteurs en scène qui ont compris comment faire un vrai bon film de super-héros.

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