Platyphyllos-N-gine_

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La page d'un péteux pseudo-décadent qui (sur)note comme un sagouin parce qu'il s'en balec' des chiffres et s'accrochant tant bien que mal pour se cultivationner l'esprit, notamment à l'aide de séries japoniaises, de livres divers et d'albums randoms. Apprécie la lecture et la musique dégénérées. Amateur de chinoiseries animées. Politiquement défini comme Anarcho-gauchiste Nietzschéen. Suivez mes pérégrinations culturelles d'hominidé lambda si le cœur vous en dit.

[CORPUS DE CITATIONS RANDOMS AIMÉES DE MA MODESTE PERSONNE]

"Le libre choix c'est la dignité de l'Homme. La preuve qu'il pense, qu'il juge. Qu'il n'est plus le tube digestif que les temps modernes ont fait de lui. Puissent les temps ultra-modernes marquer enfin le réveil général des âmes endormies." Leiji Matsumoto (Citation d'Harlock dans le célèbre manga éponyme)

"Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit" Charles Beaudelaire, Le Sleen de Paris (Anywhere, out of the world)

"La haine est sainte. Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. Haïr c'est aimer, c'est sentir son âme chaude et généreuse, c'est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes. La haine soulage, la haine fait justice, la haine grandit. Je sais que si je vaux quelque-chose aujourd'hui, c'est parce que je suis seul et que je hais [...] La science du beau est une drôlerie inventée par les philosophes pour la plus grande hilarité des artistes" Emile Zola (Mes haines)

"Jean était seul. Au loin, de la Borderie dévorée, ne montaient plus que de grandes fumées rousses, tourbillonnantes, qui jetaient des ombres de nuages au travers des labours, sur les semeurs épars. Rien ne restait de la ferme, dont le vent emportait les cendres. Mais qu’importait! les murs pouvaient brûler, on ne brûlerait pas la terre. Toujours la terre, la nourrice, serait là, qui nourrirait ceux qui l’ensemenceraient. Est-ce qu’on peut faire du tort à la terre? Elle appartiendra quand même à quelqu’un, qui sera bien forcé de la cultiver pour ne pas crever de faim. La terre n’entre pas dans nos querelles d’insectes rageurs, elle ne s’occupe pas plus de nous que des fourmis, la grande travailleuse, éternellement à sa besogne.
Il y avait aussi la douleur, le sang, les larmes, tout ce qu’on souffre et tout ce qui révolte, Françoise tuée, Fouan tué, les coquins triomphants, la vermine sanguinaire et puante des villages déshonorant et rongeant la terre. Seulement, est-ce qu’on sait? De même que la gelée qui brûle les moissons, la grêle qui les hache, la foudre qui les verse, sont nécessaires peut-être, il est possible qu’il faille du sang et des larmes pour que le monde marche. Qu’est-ce que notre malheur pèse, dans la grande mécanique des étoiles et du soleil? Il se moque bien de nous, le bon Dieu!
Nous n’avons notre pain que par un duel terrible et de chaque jour. Et la terre seule demeure l’immortelle, la mère d’où nous sortons et où nous retournons, elle qu’on aime jusqu’au crime, qui refait continuellement de la vie pour son but ignoré, même avec nos abominations et nos misères.
Il partait, lorsque, une dernière fois, il promena ses regards des deux fosses, vierges d’herbe, aux labours sans fin de la Beauce, que les semeurs emplissaient de leur geste continu. Des morts, des semences, et le pain poussait de la terre" Emile Zola (La Terre) ---> Il a lu "L'Ecclésiaste" le père Zola...

"J'aime mieux être un météore superbe, chacun de mes atomes rayonnants d'un magnifique éclat plutôt qu'une planète endormie. La fonction de l'homme est de vivre non d'exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie, je veux brûler tout mon temps." Jack London

"L'homme n'est point fait pour méditer mais pour agir" Jean-jacques Rousseau

"[Des contraires] découlent ce que les religions appellent le Bien et le Mal. Le Bien (disent-elles) est le passif qui se soumet à la Raison. Le Mal est l'actif qui prend source dans l'Énergie. Bien est Ciel, Mal est Enfer." William Blake (Le mariage du Ciel et de l'Enfer)

"L'humanité poursuit deux fins: L'une est de conserver la vie, l'autre d'en accroitre l'intensité. L'intensité ne s'accroit pas sans risque et elle peut être recherchée sans espoir, au delà du désir de durer. L'intensité peut être définie comme la VALEUR et la durée comme le BIEN. La recherche d'intensité n'est pas réductible a celle du plaisir puisqu'il peut être aussi question de la chercher dans le malaise, jusqu’à la défaillance. Ce que j’appelle "Valeur" diffère donc a la fois du "Bien" et du "Plaisir". Ainsi la valeur coïncide parfois avec le bien, et parfois non. Elle coïncide parfois avec le mal. La valeur se situe par delà le bien et le mal. Toutefois, le principe même de la valeur veut que celle ci tende vers le mal, car c'est dans sa nature d'aller le plus loin possible" Georges Bataille (La littérature et le Mal)

"Se jeter, sans guide et sans compas, sur l’Océan du doute, c’est perte et folie pour un jeune cerveau. De la philosophie le résultat, c’est un trouble infini jeté dans les pensées populaires, et ce résultat est désolant… L’existence de Dieu, l’immortalité, l’autorité de la Bible, la révélation, resteront à jamais des problèmes. J’ai essayé de tout nier. Oh ! Détruire est aisé ; mais reconstruire !" Friedrich Nietzche

"Le sang païen revient ! L'esprit est proche, pourquoi Christ ne m'aide-t-il pas, en donnant à mon âme noblesse et liberté. Hélas ! l'Évangile a passé ! l'Évangile ! l'Évangile.
J'attends Dieu avec gourmandise. Je suis de race inférieure de toute éternité.
Me voici sur la plage armoricaine. Que les villes s'allument dans le soir. Ma journée est faite ; je quitte l'Europe. L'air marin brûlera mes poumons ; les climats perdus me tanneront. Nager, broyer l'herbe, chasser, fumer surtout ; boire des liqueurs fortes comme du métal bouillant, - comme faisaient ces chers ancêtres autour des feux.
Je reviendrai, avec des membres de fer, la peau sombre, l'oeil furieux : sur mon masque, on me jugera d'une race forte. J'aurai de l'or : je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces féroces infirmes retour des pays chauds. Je serai mêlé aux affaires politiques. Sauvé.
Maintenant je suis maudit, j'ai horreur de la patrie. Le meilleur, c'est un sommeil bien ivre, sur la grève." Arthur Rimbaud, Mauvais Sang (Une saison en Enfer)

"...Je m'en irai vers les lointains des mers,
Et, labourant leur espace désert,
Quêtant de l'archipel les plus lointaines terres
Où le reflux propulse en cadence les lames,
Je saurai découvrir une île hospitalière
Où pourra, pour souffrir, errer libre mon âme." Emily Bronte (Poèmes)

"Tout ce qui n’est pas un tétanos de l’âme ou ne vient pas d’un tétanos de l’âme comme les poèmes de Baudelaire et d’Edgar Poe n’est pas vrai et ne peut pas être reçu dans la poésie. […] J’aime les poèmes des affamés, des malades, des parias, des empoisonnés : François Villon, Charles Baudelaire, Edgar Poe, Gérard de Nerval, et les poèmes des suppliciés du langage qui sont en perte dans leurs écrits, et non de ceux qui s’affectent perdus pour mieux étaler leur conscience et leur science et de la perte et de l’écrit. Les perdus ne le savent pas, ils bêlent ou brament de douleur et d’horreur. […] J’aime les poèmes qui puent le manque et non les repas bien préparés" Antonin Artaud (Lettres)

"L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, — une corde sur l’abîme. Il est dangereux de passer au-delà, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière, frisson et arrêt dangereux. Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer en l’homme, c’est qu’il est un passage et un déclin. J’aime ceux qui ne savent vivre autrement que pour disparaître, car ils passent au-delà. J’aime celui dont l’âme se dépense, celui qui ne veut pas qu’on lui dise merci et qui ne restitue point : car il donne toujours et ne veut point se conserver." F.Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra)

"Un aigle planait dans les airs en larges cercles, et un serpent était suspendu à lui, non pareil à une proie, mais comme un ami : car il se tenait enroulé autour de son cou. [...] Un jour reviendra l’enchevêtrement des causes où je suis enserré, – il me recréera ! Je fais moi-même partie des causes de l’éternel retour. Je reviendrai avec ce soleil, avec cette terre, avec cet aigle, avec ce ser­pent – non pas pour une vie nouvelle, ni pour une vie meilleure ou semblable : je reviendrai éternellement pour cette même vie, identiquement pareille, en grand et aussi en petit, afin d’enseigner de nouveau l’éternel retour de toutes choses, – afin de proclamer à nouveau la parole du grand midi de la terre, et des hommes, afin d’enseigner de nouveau aux hommes la venue du Surhomme" F.Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra)

Répartition des notes

  1. 12
  2. 32
  3. 33
  4. 85
  5. 160
  6. 426
  7. 913
  8. 580
  9. 259
  10. 67

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