Activité sur Les Vagabonds de l'occident
“« L'homme a l'exigence du Pélerin et le visage de l'Homme Errant, telle est la raison pour laquelle il est le seul vivant qui possède une histoire.”
Histoire qui n'est autre que le journal de bord de ses voyages, que le récit de son Voyage. Qu'il s'agisse de l'histoire de l'art, de celle de la littérature, de la science et de la technique, ou de celle des institutions, l'histoire se confond avec ce Voyage de l'homme projeté dans l'espace et dans le temps et toujours animé par le profond désir de s'évader hors de lui-même.
Le 21 mars 2023
“« Tous les voyages sont des voyages entre, jamais ce ne sont des voyages hors de. C'est bien cela que nous rappelle la chute d'Icare.”
Mais l'essentiel demeure que chaque homme acquière l'idée du "hors de" au cours de ses cheminements "entre". C'est ainsi que l'idée d'Absolu, à laquelle il pourra parvenir à travers les limites auxquelles il se sera heurté, lui permettra d'acquérir un sens critique véritable en corrodant le relatif. Tout est voyage parce que l'homme n'est pas en possession de lui-même; il reste en attente de dénouement qui défera les noeuds qui le retiennent à lui et à son sol natal, dénouement qui transformera ...
Le 21 mars 2023
“« Ainsi va l'homme : ”
il passe d'un continent à un autre, progresse de découvertes en découvertes, marche de révolutions en révolutions, erre de folies en folies, vagabonde de rêves en rêves. Quel que soit le véhicule qu'il choisisse pour son voyage il croit y découvrir l'Arche qui l'abritera des tempêtes, le sauvera du Déluge et le mènera là d'où lui viendra le secours. »
Le 21 mars 2023
a attribué 10/10 au livre
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Jean Brun · 1976
Résumé · Depuis des siècles l'homme occidental a demandé au Voyage une clef capable d'ouvrir cette triple serrure de l'espace, du temps et du corps qui verrouille la porte de la prison du moi. Éternel Vagabond, il a cherché dans la technique, la science, la politique, le rêve, les hallucinogènes ou la folie, l'aventure le conduisant vers l'Ailleurs de tous les ailleurs, vers l'autre côté de lui-même. Mais, sans cesse et toujours, l'homme est suivi par son ombre qu'il ne pourra jamais exorciser. Soumis à l'ordre des dictatures qui veulent le conduire, ou plongé dans les désordres d'une licence débridée, il reste en quête de ce qui le consolerait d'être lui-même. L'appel venu du large ou surgi de la route attend toujours une lumière qui ne saurait jaillir du feu de Prométhée.



