Une claque graphique et existentielle
Avec La Route, Manu Larcenet ne se contente pas d’adapter le chef-d'œuvre post-apocalyptique de Cormac McCarthy. Il le réinterprète, le déconstruit, et surtout, il nous le fait ressentir. Dès les premières pages, on est happé par une atmosphère oppressante, où le silence pèse plus lourd que les mots. Le monde est dévasté, chaque pas du père et de