Activité sur Terreur à San Salvador
Résumé · Malko réalisa en un éclair que toute l'histoire n'était qu'une mise en scène. Que le macho en face de lui avait un merveilleux prétexte pour le tuer en Amérique latine.- Alors, insista le macho, elle me suit ou je te descends ? Pour Malko, il n'y avait pas d'alternative. S'il n'obligeait pas Maria Luisa à se lever, le macho l'abattait, et s'il prenait sa défense, l'autre le tuait aussi.Extrait du livre :Hobart Cody, l'ambassadeur des ÿtats-Unis au Salvador, en manches de chemise lisait dans Le Point un article consacré à ce pays. Son bureau climatisé se situait au quatrième étage du bloc de ciment qui servait d'ambassade, au coin de la 25e Avenue Nord et de la 29e Rue Ouest; les grilles étaient condamnées par d'énormes cadenas et des gardes armés patrouillaient sans cesse les pelouses entre le bâtiment et les grilles. Un des quatre téléphones posés sur son bureau se mit à sonner. Une ligne directe dont peu de gens avaient le numéro.- Diga me, annonça-t-il.- C'est José, annonça une voix d'homme.- Good evening, José, fit l'ambassadeur. Quoi de neuf ?José était le pseudonyme d'un de ses meilleurs informateurs infiltrés dans les milieux de la «Derecha Récalcitrante». Un homme qui risquait sa vie à chaque coup de téléphone et qui ne survivait qu'au prix de précautions inouïes. Nul ne l'avait jamais vu pénétrer à l'ambassade, et on le prenait pour un fervent pourfendeur de «yanquis». Le «contact» initial avait été pris sur la plage déserte de la Costa del Sol, à une heure de route de San Salvador. Seuls quelques chevaux sauvages y galopaient sur le sable noir. Depuis, José n'avait jamais revu l'ambassadeur. Celui-ci, n'ayant qu'une confiance limitée dans la Central Intelligence Agency, avait décidé d'avoir ses propres sources de renseignements pour les rapports qu'il expédiait au State Department. Jos



