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AVIS DE DECES

Avis sur Back in Black

Avatar Ramblinrose
Critique publiée par le

Le 18 février, il est arrivé en début de soirée au Music Machine, un club londonien bien connu du monde du show-biz.
Cette soirée, il la veut mémorable. Alors il s'amuse et picole comme il se doit.

Plus tard dans la soirée, complètement saoul, il se fait ramener dans une Renault 5 par Alister Keaner.

Au matin du 19 février 1980, à l'hôpital King's Collège Hospital, les médecins constatent le décés :

"Mr Ronald Belford Scott, né le 9 juillet 1946 à Kirriemuir, est décédé ce matin par asphyxie suite à une intoxication alcoolique".

Le 19 février, c'est aussi le jour où je suis né, dix ans auparavant et ça créé des liens.

L'homme qui est mort c'est Bon Scott, chauffeur du bus d'AC/DC avant de devenir le chanteur emblèmatique du groupe d'origine australienne.

Les frères Young recrutent un nouveau chanteur Brian Johnson. Ils sont bien décidés à faire taire les rumeurs d'une dissolution voir même de la mort artistique du groupe.
Quelques mois après, "back dans les bacs" ou plutôt "Back in Black" est dans les bacs. L'album a lui tout seul marque le deuil d'AC/DC, une pochette tout en sobriété mais qui se révèle être une bombe atomique.

"Highway to Hell", sortie en 1979, consacre le groupe parmi les plus grands, une pierre angulaire dans l'histoire du rock : une structure musicale s'inspirant du blues, un style rugueux et audacieux, de la puissance et de la retenue symbolisant le rock dans tous ces états.
Tous les titres de ce disque sont des succès en puissance
.
"Back in black" nous offre quant à lui une musique intelligente et joyeuse. Bien joué pour un faire part de décés !
D'abord, des cloches qui sonnent le glas sur "1- Hells Bells" et la guitare d'Angus Young remet les pendules à l'heure, l'église au milieu du village. un riff de guitare inoubliable martelé par une batterie simpliste mais d'une efficacité diabolique.

Les cloches de l'enfer résonne encore que "2- Shoot to thrill" déboule pleine bourre et déblaye le terrain : énergie, solo de guitare qui enfonce les portes de l'enfer, rien ne résiste au refrain qui nous embarque et nous fait tressaillir.

Deux chansons rendent hommage à Bon Scott : "6- Back in black" et le bien nommé "8- Have a drink on me".
Le riff de la chanson éponyme n'est pas juste un des plus connus d'AC/DC.
C'est un des meilleurs de l'histoire du hard-rock. Brian Johnson semble tenir pour de bon les rênes du groupe.
En hurlant, il exhorte le fantôme de Bon Scott à retourner dans l'ombre. Et quel solo, Angus balaie d'un revers de manche toute concurrence en quelques secondes. Mythique !

Je ne m'étendrais pas plus sur ce disque. Les autres morceaux de l'album laissent entendre que le groupe est toujours dans la boucle et les textes à connotations sexuelles confirment qu'ils sont encore inspirés.
AC/DC a su surmonter une épreuve que bien des groupes n'ont pas osé affronter. Rien que pour cela, AC/DC mérite le respect.
Ils venderont des millions d'exemplaires et "Back in Black" leur ouvre les portes des Etats-Unis et plus jamais ils ne regarderont derrière eux.

AC/DC est mort.

Vive AC/DC

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