Vous ne trouvez pas les toutes dernières sorties ? C'est normal : on rencontre un petit problème avec la base de données Musique. Désolé du désagrément et merci pour votre patience. On revient vers vous dès que la cause du problème est réglée.

Demain, ce disque aura 20 ans.

Avis sur Portishead

Avatar Auguste Bourrain de Lexocet
Critique publiée par le

Au début des années 90, une certaine Beth Gibbons rencontre un certain Geoff Barrow dans la salle d’attente d’un pôle emploi du sud-ouest de l’Angleterre. Rejoints un peu plus tard par le bassiste/claviériste de studio Adrian Utley et l’ingénieur du son Clive Dearner, ils forment le groupe Portishead. Celui à qui, avec leurs voisins de Massive Attack, on attribuera la paternité du son de Bristol et du trip-hop.

Le succès de leur premier album sorti en 94, Dummy, est aussi surprenant qu’immédiat. Malgré les indéniables qualités de leur dérivé mélancolique du rap (cousu de samples, de turntablism, de jungle, de dub et de soul fragile), et bien que Wandering Star ou Roads soient des chefs d’oeuvres intemporels, le succès planétaire de Dummy n’était en aucun cas prévu.

Il est certes dû à l’incroyable puissance vocale fêlée de sa chanteuse, mais surtout à un titre, devenu l’égérie publicitaire et cinématographique de toute une génération : Glory Box. Cette chanson est à Portishead ce que Creep est à Radiohead, ce que Disarm est au Smashing Pumkins ou Fruit de la passion à Francky Vincent : un tube planétaire, certes, mais en aucun cas représentatif de leur identité musicale. Une assurance royalties à vie, mais aussi un boulet qu’on leur réclame à chaque concert et qu’ils vont traîner toute leur carrière.

Mais peu importe, Dummy se révèle comme un des plus beau succès critique et commercial sur la scène indé des 90’s, et installe Portishead comme un groupe indispensable à voir en live. En coulisses, une individualité non négligeable du groupe vit un peu moins bien que les autres cette mise sur orbite…

Il y a tout juste vingt ans sortait le simplement mais significativement nommé Portishead, deuxième disque du groupe, attendu au tournant aussi bien par les fans que par l’industrie. Un pilier de la scène de l’époque (qui tient à garder l’anonymat) ayant fréquenté le groupe de près confesse que l’intitulé du disque et sa teinte générale avaient créé bon nombre de tractations, pour ne pas dire d’importantes dissensions, au sein d’une formation où apparaissent déjà, en plus d’un fossé générationnel certain, des ambitions de carrière très différentes.

lire la suite de la critique sur le site de l'ombre sur la mesure : ici

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 681 fois
4 apprécient · 1 n'apprécie pas

Autres actions de Auguste Bourrain de Lexocet Portishead