Indispensable qui donne envie de péter des gueules, de se déchirer la tête ou les deux à la fois

Avis sur The Money Store

Avatar SophieMorceau
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Première sortie de Death Grips sur Epic, The Money Store est plus facile d’accès que l’album qui les avait révélés, Ex-Military. Égrillard, explosif et ambitieux, cet album confirme tout le bien qu’on pensait déjà du projet de Zach Hill, Stefan Burnett et Andy Morin.

L’album s’ouvre avec Get Got, aussi allumé qu’un fond de scène de Birdy Nam Nam mais en plus cramé, et enchaîne avec The Fever et Lost Boys. Plus accessible parce que mieux construit que son prédécésseur, mais décharné et méchant jusqu’à la moelle, entre beats saturés et distendus,

The Money Store est le meilleur du hip hop enragé et impitoyable, comme en atteste Blackjack. Nul répit n’est laissé à l’auditeur sur le cruel The Money Store, jamais. Un déluge de beats plus tordus les uns que les autres, dignes des meilleurs moments de The Bug, un flow qui taille en pièces tout ce qui bouge, une prod outrancière et épaisse comme le dub le plus chargé, voilà l’épine dorsale des chansons de Death Grips. I’ve Seen Footage hymne libérateur et jubilatoire,

Double Helix et Bitch Please sur lesquelles le flow de Stefan Burnett rivalise, en termes de débit, avec celui de Busta Rhymes au sommet de son art, en sont de parfaites illustrations.

Hacker sert de conclusion à ce disque indispensable qui donne envie de péter des gueules, de se déchirer la tête ou les deux à la fois, comme il vous plaira.

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