Nostalgie

Avis sur 1964 - Spider-Man : L'Intégrale, tome 2

Avatar Romain Bouvet
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A ma façon pour rendre hommage au maître Stan Lee, je m’étais lancé, au moment de son décès dans la lecture de la première intégrale de Spider-Man. Sans vraiment le faire exprès, un an plus tard, je me suis lancé dans le second volume, l’année 1964. Comme pour le premier tome, c’est avec nostalgie et plaisir que je replonge dans ces fantastiques épisodes.
On est, certes, bien loin des productions actuelles, mais cela n’en reste pas moins des épisodes cultes et qu’il est toujours agréable de lire.

Au cours d’une expérience, Peter Parker se fait mordre par une araignée radioactive qui modifie son ADN et le dote de pouvoirs extraordinaires : force et agilité surhumaines, adhérence aux parois, plus un sixième sens qui l’alerte en cas de danger. Spider-Man est né !
Préfacé par Stan Lee, ce second tome de Spider-Man : l’Intégrale réunit toute la production parue aux États-Unis en 1964, autrement dit les épisodes de la série Amazing Spider-Man (volume 1) #8 à 19, ainsi que le premier annual consacré au Tisseur, tous signés Stan Lee et Steve Ditko. Les couvertures originales apportent la touche finale à ce prestigieux album.

Après un premier volume, fantastique, nous présentant ce nouveau personnage, haut en couleur, et qui allait devenir l’un des super-héros préférés des lecteurs. Un ado que nous pourrions tous être, vous moi, votre voisin, qui se retrouve avec des pouvoirs fantastiques, des responsabilités bien trop lourdes pour ses épaules, et qui va devoir se former tout seul. On est loin du super-héros inébranlable, à la carrure incroyable, à qui tout sourit. Bref, monsieur tout-le-monde avec d’énormes pouvoirs. Nous réagirions tous de la même façon , on serait tous aussi perdu et excité.

Dans ce second tome, la part belle aux meilleurs ennemis du Tisseur est faite. Electro, Kraven le Chasseur, ou encore Mystério ! Des méchants emblématiques de notre héros, dernières pièces des premiers Sinister Six !

Des personnages aux origines simples, parfois amusantes, mais qui ont suffit, largement, pour donner naissance a des personnages ô combien emblématiques.
Que ce soit, Electro, simple ouvrier qui se retrouve avec des pouvoirs incroyables du jour au lendemain, et voit alors la facilité à sortir de sa médiocre vie en volant de l’argent.
Kraven chasseur redoutable et redoutée, qui décide, à la demande du Caméléon, de se mettre en chasse de Spider-Man ! Sa proie ultime !
Enfin, Mystério, maître des effets spéciaux, utilise ses dons pour commettre des méfaits sous les traits de Spider-Man.

Avec le Vautour et l’Homme Sable, sous l’impulsion du Docteur Octopus, ils se rassemblent tous, en tant que Sinister Six. Ne parvenant pas à se débarrasser de Spider-Man en solo, ils décident de s’allier pour y parvenir. Mais avec de tels égos, cela reste très compliqué.

Pour notre pauvre héros, cela ne représente qu’une petite partie des ennuis qui lui tombent dessus. Peter est un aimant à problèmes. Il ne lui arrive jamais rien de bien. Des ennemis de plus en plus nombreux et dangereux, une tante May à la santé fragile, les problèmes d’argent, la campagne de désinformation de Jameson, les problèmes avec Betty, sans oublier tous les problèmes propres à un adolescent mal dans sa peau et sans véritable perspective d’avenir rassurante.

Plus que les incroyables ennemis et les passionnantes intrigues que l’on peut lire, c’est véritablement le travail sur Peter Parker qui est fascinant. Plus les épisodes passent, et plus l’impression, dont je parlais au début, est vraie. Plus on se dit que Peter, cela pourrait être moi, vous, nous. Un péquin lambda qui se retrouve avec d’incroyables pouvoirs et qui se retrouve complètement dépassé par tout ça, mais qui cherche à faire de son mieux. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

C’est une véritable Madeleine de Proust. Quel plaisir de replonger dans ces épisodes, de découvrir Spider-Man à ses balbutiements, d’assister à la création de tous ces personnages mythiques. On n’en perd pas une miette.

Graphiquement, que dire ? Steve Ditko est un maître, au même titre que Stan Lee ou Jack Kirby. Ses dessins ne souffrent aucun défaut, c’est juste magique pour les yeux.

Bref, ce deuxième tome procure la même nostalgie et le même plaisir que le premier. Ce sont des épisodes qu’il posséder dans sa bibliothèque, ou du moins avoir lu.

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