Le blues de l'araignée

Avis sur Bleu - Spider-Man (100% Marvel), tome 4

Avatar Romain Durieu
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Le monte en l'air, le sympathique voisin de New-York, l’araignée, nombreux sont les surnoms donnés à Spider-Man, l'un des Super Héros les plus célèbres au monde mais aujourd'hui on s'intéressera à l'homme sous le masque, Peter Parker, et plus particulièrement à une part de sa vie qui fit de lui l'homme qu'il est ; sa relation avec Gwen Stacy.
Le duo du dessinateur Tim Sale et du scénariste Jeph Loeb était déjà à l'origine de Hulk : Gray et Daredevil : Yellow et qui réalisera plus tard Captain America : White. Ces œuvres sont centrées sur des récits fondateurs de ces personnages, et Spider-Man : Blue n'échappe pas à la règle et revient sur les événements marquants du décès de Gwen Stacy dans les années 1970.

À travers une narration à la première personne, Peter Parker s'adresse directement à celle qui fut la femme de sa vie et raconte comment ils ont failli ne pas tomber amoureux. Le récit nous plonge d'entrée de jeu en plein centre du conflit entre Spider-Man et le Bouffon Vert et comment ce dernier, qui a découvert l'identité secrète de Peter, a décidé de dédier sa vie à blesser Peter et tous ceux qui lui sont chers. Ce n'est que grâce à son talent et à son agilité que Spider-Man pu s'en sortir et grâce à une explosion et une amnésie providentielle que le Bouffon Vert redevint Norman Osborn et oublia tout de l'identité de son ennemi. Reprenant le train quotidien de sa vie, Peter tente tant bien que mal de jongler entre ses études, son travail au Daily Buggle et ses responsabilités de super-héros jusqu'à ce que sa rencontre avec la ravissante Gwen Stacy vienne chambouler tout ça. Le jeune Peter ne parvient pas à se la sortir de la tête mais réussi à se persuader qu'elle n'est pas intéressée par lui, en tout cas pas d'un point de vue romantique. C'est seulement avec beaucoup de persévérance de la part de Gwen et malgré les interventions à répétition de Mary-Jane, l'autre grand amour de Peter, que leur relation pu prendre son envol. Contraint d'ajouter sa formidable vie amoureuse à sa liste de responsabilités, Peter frôla plus d'une fois l'épuisement total cependant il était heureux.
La suite des événements ne sont pas explicitement racontés mais sont connus de tous ; Gwen se fait attaquer par le Bouffon Vert, il la lance du haut du George Washington Bridge et Spider-Man la rattrape de façon trop brusque ce qui lui brise la nuque et provoque sa mort.

Le but de cette œuvre n'est pas de faire découvrir l'histoire de Peter Parker et de Gwen Stacy mais de la redécouvrir sous un œil nouveau. Les auteurs invitent le lecteur à ressentir ce que Peter, en tant qu'homme, en tant que personne, ressent face à la perte de la femme de sa vie. Le contraste créé par la narration triste et mélancolique de Peter et la succession des événements vraisemblablement heureux permet une lecture à deux niveaux en mettant en contact les deux points de vue temporellement séparés de la même personne. Ce contraste aide grandement le lecteur à s'attacher émotionnellement aux personnages, même les plus secondaires comme Harry ou Flash.
Le style de dessin de Tim Sale est un excellent catalyseur d'émotions, capable de capturer la justesse des sentiments humains, que ce soit la joie, la tristesse, la haine ou la colère. Tim Sale parvient à ce qu'aucune des représentations des sentiments aient l'air ridicule, ce qui est parfois difficile pour certains dessinateurs.

Spider-Man : Blue est un incontournable pour tout fan de comics qui se respecte et est un exemple parfait à montrer auprès du plus grand public, prouvant que les histoires de super-héros ne consistent pas seulement à des gentils qui arrêtent des méchants à l'aide de collants bariolés et d'onomatopées.

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