Vivent les promoteurs et les villes nouvelles !

Avis sur Le Domaine des dieux - Astérix, tome 17

Avatar Jacquesherve
Critique publiée par le

César a mis au point une solution pour lutter contre les irréductibles Gaulois : abattre la forêt et construire une nouvelle ville pour lutter contre leur indépendance et la possibilité de vivre en autarcie.

Un architecte : le troisième de ceux évoqués par les auteurs - après Numérobis et Amonbofils - Anglaigus a été choisi pour la réalisation du projet en raison de son côté avant gardiste comme le système du Conduisez dedans (référence aux cinémas Drive in) et des grands magasins où on trouve un peu de tout.... sans oublier la solidité de ses constructions.

Voilà que les travaux commencent pour que la future Rome II .... pardon Le Domaine des dieux sorte de terre. Les premiers bâtiments une fois achevés la population romaine attirée par les nouveaux logements arrive.

Le résultat qui était inattendu du côté des Romains va transformer l'ambiance dans le village gaulois. Ainsi on voit Cetautomatix se convertir dans la vente de souvenirs pour les touristes qui ne sont autres que les Romaines venues faire du ''shopping''. Mais les Gaulois ne manquent pas d'idées pour faire échouer les plans des Romains.

Uderzo et Goscinny dénoncent le gâchis provoqué par les promoteurs ou par les politiques d'urbanisation à outrance. Après la serpe d'or et le viaduc en construction qui déplaît à Astérix, c'est au tour du Domaine des dieux de dénoncer une forme de massacre qui est effectué en forêt. On était encore loin du problème de la forêt amazonienne et de ce qui allait se passer en Indonésie avec la culture de l'huile de palme. Heureusement, le druide Panoramix a de nombreuses recettes de potions en réserve et que le barde Assurancetourix trouvera une solution.

Le chiffre II fait référence aux noms donnés à certains centres commerciaux régionaux comme Parly près de Paris.

À travers la couverture de l'album on remarquera un air de famille avec les gratte-ciels soviétiques de Lev Roudnev ou certains gratte-ciels américains avec leur style néo classique.

Un récit qui défend la nature et l'écologie face aux excès de la société moderne avec au cirque la présence du présentateur Guilus alias Guy Lux qui fut un grand pionnier des jeux télévisés à grande échelle.

Un excellent album où il n'y a pas de voyage et qui soulève des problèmes toujours d'actualité.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 11 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Jacquesherve Le Domaine des dieux - Astérix, tome 17