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(...) Après la compétition internationale de courts-métrages, la journée continue avec l’avant-dernier film en compétition, Don’t Grow Up de Thierry Poiraud, un film français en langue anglaise tourné aux Canaries. Le film commence comme un Misfits (la série) aux relents kubrickien, mettant en scène une bande de jeunes laissée à l’abandon par leurs surveillants dans un centre de redressement. Profitant de la situation au début, ils se rendent vite compte qu’elle cache bien quelque chose de plus macabre. La première partie du film transpire d’une innocence insouciante, appuyé par une cinématographie lumineuse, qui nous renvoie presque à une certaine idée de la pastorale, et nous fait rencontrer tous ces adolescents au plus près de leurs émotions disparates et brisées. Le changement se fait de nuit, quand ils décident d’aller piquer des bières à l’épicerie. Seuls dans leur monde, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont également seuls dans cette ville déserte, dans laquelle chaque feu de signalisation et chaque lampadaire renforcent cette sensation que le temps a d’un coup été suspendu, jusqu’à un dur retour à la réalité lors de deux séquences particulièrement violentes, dont l’infanticide d’une petite de pas plus de dix ans. Il est d’ailleurs plutôt rare de mettre en scène des morts d’enfants aussi violentes. Allégorie du passage à l’âge adulte, de la perte d’innocence, Thierry Poiraud et sa scénariste Marie Garel Weiss aiment à perdre le spectateur dans le pourquoi, et ne donnent pas de réponses à ce qui fait grandir ou non les enfants. Il est donc très dur d’y trouver un sens global, mais n’est-ce pas ça l’adolescence, un moment où plus rien n’a de sens, et où on est tiraillés entre cette envie d’être un adulte, et la peur de quitter l’enfance ? La question est évidente. Cependant, Don’t Grow Up donne parfois l’impression que ses auteurs ne savaient pas trop où ils allaient, comme les protagonistes de notre film, mais sa facture esthétique rattrape un manque de fluidité narrative grâce à la puissance visuelle évocatrice de certaines séquences. La forme répond donc au fond du film, en proposant des séquences atmosphériques, à la cinématographie soignée, avec des cadrages qui vont du grand ensemble au gros plan, nous plongeant dans ces décors grandioses qui donnent l’impression d’une discontinuité géographique, renforçant ce sentiment de perte de sens qui parcourt le film. Je me souviens m’être d’ailleurs posé beaucoup de questions à la fin de la projection, mais la présence du réalisateur a permis d’éclaircir (ou pas) certains de mes questionnements, en les renforçant. (...)

VictorTsaconas
7
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il y a 6 ans

8 j'aime

Alone
forteske
4
Alone

Un film d'infectés presque original

C'est juste un film d'infectés... Alors, OK, il y a des petites originalités : les personnages principaux sont des délinquants et, plutôt qu'une classique infection, nous somme en présence d'un mal...

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il y a 6 ans

3 j'aime

Alone
MarcRichard1
3
Alone

Comédie ou film de science-fiction? La question se pose encore

"Déconseillé aux moins de 16 ans". Effectivement, il faut être endurant pour résister aux fous rires en série qu'offrent certaines scènes tant le scénario frôle parfois le ridicule. L'idée de base...

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il y a 5 ans

3 j'aime

Alone
HenriMesquidaJr
5
Alone

Critique de Alone par HenriMesquidaJr

Sur une île (des Canaries ),les adultes sont devenus des machines à tuer dégénérés et les jeunes enfants des guerriers survivaliste ssans merci. Entre ses deux factions erre un groupe d'adolescents...

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il y a 6 ans

1 j'aime

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Tusk
VictorTsaconas
1
Tusk

#WalrusNon, non et non!

(...) le parrain de la geek culture mondiale Kevin Smith est à l’honneur ce soir, pour son dernier film Tusk, délire horrifique dans la lignée du géniale The Human Centipede de Tom Six. J’attendais...

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il y a 7 ans

18 j'aime

8

Black Moon
VictorTsaconas
9
Black Moon

Alice au pays du soleil gris...

Après un premier film délicieux, on enchaîne avec celui que j’attends aujourd’hui, le premier du thème principal du festival cette année Les Singulières. Black Moon de Louis Malle, est un film rare,...

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il y a 6 ans

9 j'aime

Alone
VictorTsaconas
7
Alone

Faites des gosses!

(...) Après la compétition internationale de courts-métrages, la journée continue avec l’avant-dernier film en compétition, Don’t Grow Up de Thierry Poiraud, un film français en langue anglaise...

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il y a 6 ans

8 j'aime