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Avis sur Arrietty, le petit monde des chapardeurs

Avatar Alienure
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Il est des œuvres qu’il est difficile de critiquer tant tout a déjà été dit. C’est le cas de Arriety, le petit monde des chapardeurs. Cependant, j’ai décidé de relever le défi!

Arriety, le petit monde des chapardeurs est une animation des studios Ghibli (déjà dit) réalisée en 2010 (déjà dit) par Hiromasa Yonebayashi (déjà dit) déjà animateur sur de grands projets comme le Voyage de Chihiro (déjà dit) et co-directeur du controversé Les contes de Terremer (qui a fait couler énormément d’encre mais ce n’est pas le sujet ici/déjà dit). On retrouve ici ce qui a participé au succès du voyage de Chihiro (déjà dit), c’est-à-dire une très bonne animation ! (déjà dit). Pour ma part, je découvre cette œuvre après avoir vu le génialissime Souvenirs de Marnie (2015), me préparant à voir dans les mois qui viennent Mary et la fleur de la Sorcière (2017) point encore sorti dans nos salles obscures, tout 2 réalisés par ce dernier. Mes attentes étaient d'autant plus importantes.

Le scenario n’est pas en reste. En même temps, il a été créé par Hayao Miyazaki Sensei ! (déjà dit) On retrouve les caractéristiques typiques du maitre à savoir une héroïne forte et indépendante qui prend son essor ainsi que l'éternel hymne à la nature parfaitement maitrisé dans la mise en image (déjà dit).

Mais qu’est-ce que ça raconte au juste ?

Synopsis: Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d'une vieille maison perdue au cœur d'un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs. Arrietty connaît les règles : on n'emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s'en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d'être vus par les humains sous peine d'être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d'objets détournés. Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu'un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu'elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier... (déjà dit)

La bande originale est française !! (déjà dit) C’est une grande première ! Les B.O ont toujours été japonaises jusqu’ici pour les Ghiblies ! (déjà dit). Au-delà du chauvinisme cocoriquien, je pense sincèrement que c’est une réussite ! Cécile Corbel (déjà dit) nous transporte avec légèreté au sein du monde miniature exploité dans ce film.

Pourtant, contrairement à la majorité des films d’animation du studio, cette oeuvre est loin de faire l’unanimité !! (déjà dit). Histoire d’en rajouter une louche, je dirais la même chose que tout le monde : c’est loin d’être la meilleure réalisation des studios Ghibli !! (déjà dit, re-dit et re-re-dit)!

Mais qu’est-ce qui fait défaut ?

  • Je pense (ça du coup c’est plus personnel) que la notoriété Ghiblienne a desservi ce film qui est de bonne facture. Mais voilà, à chaque sortie, on attend le nouveau chef d’œuvre, la passation de flambeau du maitre septuagenaire, le nouveau Hayao Miyazaki ! La comparaison est difficile avec Totoro, les lucioles, Kiki, Mononoké, les chateaux, Chihiro et compagnie parce que dans ce cas, on se frotte à des géants !!

  • Je pense aussi (ça aussi c'est personnel!) qu'Arietty n'est pas exempt de défaut. On aimerait aller plus loin : des éléments du scenario nous sont posés et jamais exploités. La méchante. Mais pourquoi ?? Juste « Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? ». On ne comprend pas du tout ses intentions, ses motivations (Zut déjà dit...). Ca me hante depuis mon visionnage. C’est terrible!
    Pourquoi sont-ils si peu nombreux ? Qu’est-il arrivé aux autres familles ? Pourquoi ne pas avoir cherché à retrouver des congénères ? Papa a-t-il l’intention de devenir un genre de Craster ? (oui, vous ne rêvez pas : j’ai réussi à glisser une référence à Game Of Thrones dans cette critique et ça personne ne l'avait fait avant!).

  • A l’image de la remarque précédente, le monde des Minipouss reste sous exploité lui aussi. On aurait aimé voir plus de « bricolages » de bric et de broc pour aménager une maison miniature plus atypique, même si les parcours pour se rendre dans le monde des humains sont très sympathiques. (Zut! Déjà dit finalement!)

  • Pour finir, j’y vois un manque d’alchimie (et là c'est très beaucoup plus personnel). Quelque chose cloche. Je ne sais pas mettre de mots dessus. Comme un manque de liant : la mayonnaise ne prend pas. Le scenario et la réalisation seraient-elles en décalage ? Comme si le réalisateur était enfermé dans un univers qui n'est pas forcément sien. J'invite quiconque lira cette critique à voir Souvenirs de Marnie pour faire le différentiel. Hiromasa Yonebayashi y est au commande du scénario et de la réalisation, nous offrant une prestation un cran au dessus de celle-ci même s'il n'égale toujours pas l’inégalable et fatalement vieillissant seigneur en la matière.

Tant de remarques n’en font pas un mauvais film pour autant. J’ai kiffé ! C’est beau tant dans l’image (déjà dit) que dans l’histoire (déjà dit), la musique est envoutante (déjà dit)... on se laisse emmener dans un monde fantastique trépidant (déjà dit)… Laissez-vous donc tenter !! Mais ne vous attendez pas à la même qualité que les œuvres du Dieu Hayao!! (déjà dit)

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