Edge of Tomorrow était complet

Avis sur Big Bad Wolves

Avatar Maurice  Ronet
Critique publiée par le

Je me suis donc rabattu sur Big Bad Wolves.
En regardant autour de moi, je compris que beaucoup d'autres spectateurs n'avaient rien à faire ici. Il y avait en effet beaucoup trop de jeunes couples avec leur sac de pop-corn Superzided qui devaient encore se maudire d'être arrivés si tard au Ciné Cité des Halles sans avoir réservés leur place pour Edge of Tomorrow. Mais comme certains venaient de faire 2H30 de Transilien avec changement à la Gare Du Nord, il était peut-être trop tard pour faire machine arrière.
C'est donc avec beaucoup de bruits de bouche (mais aussi des décapsulages de canettes de coca) que ce petit film israélien démarra avec cette introduction en total ralenti sur de jeunes enfants jouant à cache-cache (+ musique chelou).
N'ayant jamais entendu parler de ce film, je me laissais embarquer comme un nouveau-né dans cette histoire de 3 ou 4 gus qui souhaitent s'emparer d'un pédophile assez hardcore (il décapite les gamines à la scie rouillée quand même donc better/stronger/harder than Marc Dutroux).
C'est seulement à partir de la seconde séquence que je me rendis compte que ce film était en fait une vraie daube et de ce pouvait représenter 11,50 euros en 2014 : au moins 4 tomates buffles bio. Cette scène d'interrogatoire était-elle un hommage à Reservoir Dogs, l'humour en moins ? Alors que penser de la suite ?
Un flic qui kidnappe un pédophile puis un père endeuillé qui kidnappe un supposé pédophile (+ un flic) puis un père d'un père de famille en deuil qui aide son fils à faire parler un présumé pédophile ?
Peut-être le réalisateur s'est-il dit : bon sang comment se fait-il que je sois doué à ce point ?
iIl est bien évident qu'à partir des séquences dans la cave (coups de marteau sur les doigts, pince arrache ongle) j'avais autant décroché que l'équipage du vol Air France 447 Rio Paris. D'autant que mon voisin avait une sympathique amie qui buvait une mini-gorgée d'Evian toutes les 27 secondes tandis que dans la rangée après moi, une femme n'arrêtait pas de questionner son mec sur le sens à donner à tout cela. Un homme qui, en passant, mesurait dans les 3 mètres et qui devait boucher mon champ de vision à 67 degrés.
Evidemment je souhaitais partir pour donner l'exemple mais je n'étais absolument pas sûr d'être suivi puisqu'une majorité semblait vouloir quand même connaître le dénouement. J'ajoute qu'il y eut bien sûr toute une série de ricanements récréatifs de la part des plus enthousiastes d'entre-nous.
Le suspect était-il vraiment coupable ? Après s'être fait à moitié découpé le cou, le présumé coupable sembla vouloir dire quelque chose mais finalement non puisqu'il se vida de son sang et décéda.
Et il fallu attendre le tout dernier plan pour avoir la révélation.
Je me levais sans attendre de mon siège et du revenir quelques minutes plus tard car j'avais laissé tombé mon téléphone portable. Heureusement mon gentil voisin et sa compagne souffrant de polydipsie étaient en train de le confier à un agent de la sécurité. Quelle soirée.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 222 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Maurice Ronet Big Bad Wolves