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Des clichés malsains sur la nature féminine

Avis sur Blanche comme Neige

Avatar Alexandre Katenidis
Critique publiée par le

Je viens d'aller voir Blanche comme neige, d'Anne Fontaine.

Ce drame familial constitue un pastiche du conte, comme son titre l'indique. Une jeune femme, Claire (Lou de Lâage), a récemment perdu son père, grand propriétaire d'une résidence hôtelière où elle est employée, alors que sa belle-mère, Maud, froide et distante (Isabelle Huppert) dirige l'affaire. Claire semble s'ennuyer et Maud la mépriser.
Lors d'une séance de jogging en forêt, elle est kidnappée et enfermée dans une voiture par une jeune femme slave qui la menace de la tuer, avant que surgisse un accident de voiture causé par un sanglier passant sur la route. Elle est recueillie dans un village par deux jumeaux artisans qui partagent leur maison avec un violoncelliste soucieux de la santé de son gros chien. En état de choc, elle reste mutique, pour ensuite s'éprendre des hommes qui l'approchent, jouissant des plaisirs de la vie et du désir qu'elle a enfin appris à connaître. Le vétérinaire, le libraire, son jeune fils sportif tombent également sous le charme, alors que le curé reste bienveillant avec elle.
Dans la deuxième partie, Maud cherche à avoir des nouvelles d'elle, après qu'elle ait tenté de l'appeler. Un flash-back permet d'apprendre qu'elle a surpris une conversation où Bernard, son fort sage amant jusqu'alors (Charles Berling), lui a fait une déclaration d'amour à Claire sur boîte vocale. Ce fut alors que Maud a eu envie de la supprimer, sur le conseil d'une guérisseuse et voyante slave, celle-là même qui a voulu la séquestrer pour la tuer. Les tentatives d'empoisonnement et de meurtre se succèdent après son arrivée au village et la feinte des belles retrouvailles, avant une fin extravagante.

Ce film joue sur les clichés des caractères féminins, l'allumeuse factice et la jalouse éperdue, tour cela pour tisser une oeuvre assez drôle, mais passablement malaise et un tantinet sexiste, du fait de la réitération des poncifs sur la psychologie féminine. S'il est question d'en rire certes, ils semblent validés par l'idée qu'ils resteraient incontournables. Cela m'a mis mal à l'aise, bien que cette oeuvre m'ait fait sourire par moments.

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