Pas mal.

Avis sur Daddy's Little Girl

Avatar Lily C
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Je suis étonnée du nombre infime de critique pour un film que j'ai trouvé facilement sur la toile et dont il y a matière à parler.

Certes, le thème majeur est vu et revu : c'est une histoire de vengeance à la "Dernière Maison sur la Gauche et d'autres films qui ne me viennent pas sur le coude" mais je trouve l'histoire bien plus touchante car on parle ici d'un pédophile récidiviste qui parait être un ange, oncle de la petite fille qu'il tue, une blondinette qui nous touche dès le départ par sa beauté, sa joie de vivre et son innocence.
Le début du film est parsemé de vidéos, photos et moments entre un père et sa fille qui amène vite à apprécier les personnages et à maintenir l'intérêt du visionnage.
Le réalisateur tient vraiment à nous montrer cette relation très fusionnelle entre eux avant que le drame se produise. L'image est vraiment belle, les plans sur la plage sont joli, bien cadrés.

Dès que le père apprend la mort de sa fille, il plonge dans la folie.
Il cherche tous les moyens possibles et imaginables pour faire souffrir le meurtrier sans le tuer et sans savoir au départ que l'assassin est son frère.
Le vice est poussé loin ( le père va jusqu'à demander à son dentiste avec quel instrument arracher une dent), mais on adhère à cette originalité. On est même curieux.
Le père ne veut pas laisser sa rage le dominer, il projete un plan bien concis et précis tel un Jigsaw.

Quand le père apprend que son frère est à l'origine de la perte de sa petite Georgia ( c'est vous dire si j'ai aimé car je ne retiens pas souvent les prénoms des personnages de films !), il décide d'attacher son frère à une table dans le sous-sol.
J'ai retrouvé à ce moment une scène que j'avais adoré dans "Calvaire", quand le bourreau ( ici aussi c'est un film qui dérive à la folie !) attache sa victime à une poutre parce qu'il le prend pour sa femme et franchement... C'est tout aussi bien fait.

Les attentions du père dérive alors dans un torture-porn, mais d'une façon qui détonne et que j'ai apprécié.
Le père découvre que son frère s'est acharné sur six enfants et décide alors, tel un représentant de chaque famille brisée, de faire subir les mêmes sévices que son frère a infligé à chaque enfant et ce, pendant six jours.
Si le frère survit pendant six jours, il sera livré à la police le septième.

Par exemple, le frère avoue avoir coupé les doigts d'un gamin, le père coupe les doigts de son frère.
C'est un œil pour œil, dent pour dent exquis.

S'en suit alors une série d'actes bien faits, propres et agréable pour une amatrice de gore comme moi : un genou brisé, un viol, des côtes brisées à coups de livre, une plaie ouverte et fermée au chalumeau, une trachéotomie si bien faite qu'on la croirait véritable.
Le budget a été mis sur les effets, bruitages soignés et ça fait plaisir à voir.

Vers la fin du film, le père finit par ne pas tenir sa promesse et désire trancher la gorge de son frère pour en finir, mais il est rappelé par sa fille dans un souvenir tout simple mais émouvant.
Ce passage m'a touché.
Le père divague complétement, mais reste fidèle à sa petite fille et à l'image qu'elle avait de lui.
Si il était "normal" que l'oncle subisse une punition pour le meurtre, il est inadmissible que le père devienne un meutrier à l'égard de sa fille.

Le père épargne donc son frère et clame alors une phrase qui m'a interpellé : "Je suis prêt à aller en prison pour ce que j'ai fais, mais au moins je ne serais pas un meurtrier aux yeux de la famille et du monde entier".
J'ai eu ma petite larmounette parce que, souvent dans les films de vengeance qui verse dans l'horreur, celui qui se venge est rarement interpellé par la police pour ses méfaits.
Il n'est quasi jamais arrêté pour s'être fait "justice soi-même".

Dans "La Maison sur la Gauche", on ne sait même pas si les parents vont finir par aller en prison parce qu'ils vont comme même jusqu'à éclater la tête d'un mec dans un micro-onde, bien que la nature de leur geste peuvent se faire comprendre...

Comme vous l'aurez compris, à la fin, le père finit par se faire arrêter et non fuir ou laisser le film avec une fin à se tirer les cheveux, assume ses actes et le film se finit par une déclaration d'amour entre un père et sa fille.

En résumé : Le jeu d'acteurs est juste, on aurait pu dériver un peu plus dans le trash mais c'est déjà pas mal vu l'année de parution.
Le film succite beaucoup d'émotions et c'est ce qui l'emporte sur ma note finale.

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