Deadpool 2 : Quand Spiderman rencontre Terminator

Avis sur Deadpool 2

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Après un premier Deadpool sympathique mais faussement irrévérencieux, le super-héros est de retour pour de nouvelles aventures à base de punchlines, d’hémoglobine, de références pop, de bons sons et avec de nouveaux camarades de jeu, devant la caméra de David Leitch.

Deadpool (Ryan Reynolds) ne va pas bien, alors il décide de mettre fin à ses jours. Pour comprendre sa douleur, on va un peu revenir en arrière, le voir trucider des tas de gens aux quatre coins du monde, avant de se reposer auprès de sa belle Vanessa (Morena Baccarin). Ils ont le projet de fonder une famille, c'est trop mignon. Mais Vanessa va mourir par sa faute. Son chagrin est immense, il veut la rejoindre mais il doit trouver son cœur, où un truc comme ça. C'est donc l'âme en peine, qu'il part en quête de sa raison d'être pour satisfaire sa belle.

Inégal. Le début est à l'image de la mise en place de l'intrigue, laborieux. Le fameux : on va fonder une famille, mais elle meurt, est des plus conventionnel et surtout, ennuyeux. Ce petit côté drama ne fonctionne pas, Ryan Reynolds étant à la base pas très expressif, alors avec le visage cramé de Wade Wilson, ça n'arrange pas son cas. Son pote Colossus (Andre Tricoteux) vient à sa rescousse, en recollant les morceaux dans la demeure des X-Men mais sans eux, pour cause de budget famélique, c'est tellement drôle. On galère sévère dans cette suite. On s'amuse un peu du désir de Dopinder (Karan Soni) de devenir un tueur à gages. Auparavant, on a bêtement ri avec Wade et Vanessa se calant devant un porno se révélant être Yentl de et avec Barbara Streisand, en bloquant sur la beauté de Morena Baccarin. On s'accroche à des petits détails, pour ne pas sombrer dans l'ennui, en attendant une punchline efficace où une scène d'action pas visuellement dégueulasse, puis....

Deadpool devient stagiaire chez les X-Men, mais avec son petit caractère, ça ne va pas être une bonne idée. Conséquence, il finit dans une prison pour mutants avec son nouvel ami Russell (Julian Dennison), un adolescent obèse qui envoie du feu. Dans cet environnement hostile où leurs pouvoirs sont annihilés, ils vont voir débarquer Cable (Josh Brolin). Un mutant venant du futur pour éliminer Russell. Malgré l'ajout de ces deux personnages, le film galère toujours autant, même si on a le rire gras face à Russell fouillant dans son anus pour récupérer un stylo. Ils se mettent sur la gueule, l'arme de Cable fait de gros bruits et on attend de savoir qui est le super méchant en isolement. En attendant, on se laisse porter par de la dubstep avec Bangarang de Skrillex featuring Sirah.

Maintenant que l'intrigue est connue : Deadpool doit empêcher Firefist de basculer du côté obscur de la force, tout en le protégeant de Cable, le film peut enfin démarrer. La formation de la X-Force est drôle, avec enfin l'entrée en lice de Domino (Zazie Beetz) et du sympathique Peter (Rob Delaney) au détriment de Dopinder. Le parachutage de la X-Force est aussi drôle, comme quoi, il suffisait de mettre un peu de monde autour de Deadpool est d'un coup, cela devient plus fun. Puis, on va enfin découvrir l'identité du super méchant et ça, c'est cool.

Maintenant que c'est enfin devenu drôle, on peut enfin se détendre et apprécier des punchlines plus efficace, après avoir vibrer au son du Thunderstruck d'AC/DC où du Party Up de DMX. Ce qui nous amène à la meilleure scène du film avec de l’humour et de l’émotion dedans, celle de Wade Wilson en pleine croissance. Pour autant, le film reste inégal, avec une fin qui s'étire en longueur, même si elle nous arrache quelques sourires. Au contraire, la scène post-générique est jubilatoire, mais pour le savoir, il faut le voir où lire les nombreux articles dévoilant tout de A à Z, en passant par W.

La recette reste la même, elle est un peu moins digeste avec un humour moins percutant et une réalisation laborieuse, prouvant que pour être efficace, David Leitch a besoin de Chad Stahelki, comme Deadpool a besoin de la X-Force pour mettre plus de fun dans nos coeurs. Cela reste un spectacle divertissant, parfois abrutissant, avec ses longueurs et ses bons moments. Bref, ça passe et on attend la suite des aventures du gars qui n’a pas osé tuer Hitler bébé.

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