Quarts de finale

Avis sur Deadpool 2

Avatar Yuan Cloudheart
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Après le succès du premier Deadpool, qui réussissait à être diablement divertissant mais échouait lamentablement, de par son scénario, à être réellement subversif, le mercenaire préféré des fans Marvel revient pour un deuxième opus.

Alors que Deadpool est plus ou moins recruté par les X-Men, retrouvant ses amis Colossus et Negasonic Teenage Warhead, il est envoyé en mission avec eux afin de calmer les ardeurs d’un mutant adolescent commandant au feu qui menace de faire brûler son orphelinat. Parallèlement, un mutant extrêmement puissant nommé Cable débarque du futur et semble en vouloir au mercenaire.

Comme pour le premier film, je vais adapter cette critique afin de coller au mieux à l’humour cru du bouzin.

Encore une fois, le scénario n’a rien d’original. Loin de là. Un grand méchant, le pouvoir de l’amitié, l’union fait la force, et toutes ces conneries. Je crois qu’on s’était tous un peu fait avoir sur le premier film, mais pas deux fois, oh non ! Donc rien de nouveau sous le soleil, et on repassera pour le côté subversif. La structure narrative est celle de tout film de super héros lambda : Deadpool va se battre après avoir trouvé un but, et l’amitié va l’emporter sur la colère et le repli sur soi.

Heureusement qu’ils ont encore bien mis le paquet sur l’humour. C’est décalé à mort, ça s’assume pleinement, ça pète le quatrième mur dans tous les sens, bref on rit du début jusqu’à la fin comme si on avait à nouveau douze ans. L’interprétation de Ryan Reynolds est excellente, son personnage étant toujours aussi barré.

Néanmoins il faut reconnaître que le mélange des genres ne fonctionne pas. Le film tente parfois d’alterner entre de véritables moments de drame et de comédie, mais les transitions sont trop abruptes pour ne pas être senties. Le ton du film fait parfois un virage à quatre-vingt-dix degrés, et il est difficile de ne pas sentir tout le côté artificiel de la chose. Il faut bien un peu de drame, parce qu’on parle d’un comic book, quand même, faut pas déconner, mais c’est de Deadpool qu’il s’agit, donc il faut aussi caser des blagues de cul. Sauf que t’as déjà raconté une vanne de boules à un enterrement ? Ça passe moyen. Bah là, c’est pareil. Tu vois où je veux en venir ?

Malgré ce côté parfois hésitant, on passe un bon moment, là je pinaille. Les nouveaux personnages sont ultra charismatiques (Domino <3) et réussissent finalement (certes certains plus que d’autres) à éviter de n’être qu’un stéréotype - et l’humour y est d’ailleurs pour beaucoup. On retrouve également les petits anciens : Negasonic est toujours aussi badass et Colossus toujours aussi loyal-bon, mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime bien, ce gros tas.

Mais après tout, le premier film nous avait appris, certes à nos dépends, qu’il ne fallait pas aller voir un Deadpool pour son scénario et qu’il n’y aurait rien d’innovant. Alors n’allons pas voir Deadpool 2 pour ce qu’il a à nous raconter. Mais plutôt comment : avec un humour trash, décalé, parfois dégueulasse et très noir, avec un quatrième mur qui se fait défoncer la tronche au buldo’ et pour une piste de la B.O. de Céline Dion. Je ne sais pas dans quel espace-temps il faut être pour avoir du Céline Dion dans un Marvel, mais ouais, j’achète.

Voilà donc ce qu’est Deadpool 2. Comme le premier, un bon Marvel au noyau classique enrobé dans un chocolat acidulé. Et ça fond dans la bouche !

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