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Avis sur Extrêmement fort et incroyablement près

Avatar juinin
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Avant d'écrire ma critique, j'ai d'abord lu celles des autres. J'en ai lu 4 pour être aussi précis qu'Oskar le protagoniste du film.
A savoir que "Extremely loud & Incredibly close" est une adaptation du roman de Jonathan Safran Foer que je n'ai pas lu, d'une évidence l'oeuvre cinématographique est jugée par rapport au livre... . Moi je trouve ça dommage de toujours comparer des adaptations car ceux sont des adaptations, celui qui adapte...adapte donc en toute logique il tisse l'histoire principale pour en faire ce qu'il veut tant que ça reste sur le même ton globalement. Je dirai même que le message porté peut être différent que celui de l'oeuvre originale. Et puis il ne faut pas oublier qu'au final ce sont les producteurs qui ont le dernier mots donc le réalisateur est aussi attaché à une ficelle.

Dans "Extremely loud & Incredibly close" on nous offre un casting digne. Bien-sûr il y a Tom Hanks et Sandra Bullock qui tiennent tout deux sans surprises leurs rôles dûment. Mais mon agréable surprise a plutôt été porté sur le jeune Oskar joué par Thomas Horn et son... vieil ami joué par Max von Sydow nommé pour l'Oscar du meilleur second rôle dans ce même film. C'est d'ailleurs lui qui m'a le plus impressionné.
Si je parle du jeu d'acteur c'est parce que le personnage Oskar Schell est loin d'être évident à jouer. En effet le personnage est un gamin âgé de moins de 12 ans se posant beaucoup trop de questions pour son âge, pensant être atteint de l'asperger, d'une maturité précoce et d'une certaine arrogance, sûrement dû à la mort de son père, arrogance qui le tourmente quand il en prend conscience surtout vis à vis de sa mère anéantie par la mort de son mari. En voilà une personnalité complexe !
J'en viens au message du film... . Le message est en fait plutôt clair : c'est un garçon qui est tourmenté par la mort de son père qui apprend à vivre avec en voyant que le mur auquel il fait face est en fait une baie vitrée... Ce qui est cependant plus subtil et qui passe assez inaperçu c'est que le petit bonhomme a du mal à s'amuser, il a une vision assez différente de son environnement, il est sans équivoque surdoué. On voit son père essayer de le faire faire de la balançoire mais il ne veut pas. Il est trop focalisé sur des détails, sur le danger. Pourtant on parle bien d'une simple balançoire... . Sauf qu'au final après avoir compris que la vie continuait, il se met lui aussi à se sentir voler en essayant comme son père la balançoire.

Notons que le récit est altéré par certaines facilités scénaristiques. Comme des moments bâclés pour optimiser le film dans sa durée...

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